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Et il ne nous a pas semblé dénué d'intérêt de faire le « point » du sujet à l’occasion de l'observation d’un malade de notre Maître M. le D' L. Ramond.
Observation (1).
C'est un facteur des postes, âgé de 41 ans, qui est venu consulter pour une crise nerveuse survenue 8 jours auparavant au cours de son travail.
La description qu’il nous en a faite ne laisse aucun doute sur sa nature comitiale : aura, chute, cri initial, caractère des convulsions, stertor et amnésie consécutive, tout en fait foi.
Il a, antérieurement, présenté des crises analogues, la première étant survenue à l'âge de 32 ans, en *1920, à la suite de laquelle il a pris 0 gr. 05 de gardénal par jour pendant deux ans. |
En 1922, se croyant guéri et ayant abandonné son traitement, il a fait un deuxième accès. A
Depuis cette date, ses crises assez irrégulièrement groupées ou espacées se produisent, en moyenne, une ou deux fois par an, toujours semblables et, dans leur intervalle sa santé lui semblerait parfaite s’il n'avait à souffrir, depuis trois ans, d'une grande oppression à l'occasion des efforts.
En dehors des crises nerveuses et de ces accès de dyspnée paroxystique on ne note aucun autre symptôme pathologique. à
Ses antécédents sont intéressants :
Très bien portant jusqu'à l’âge de 21 ans, il a contracté la scarlatine au régiment et, trois mois plus tard une violente crise de rhumatisme articulaire aigu ayant cédé difficilement aux fortes doses de salycilate.
(1) Extrait de la communication de MM. Louis Ramond, S. Vialard et G. Gay. Société Médicale des Hôpitaux, 14 mars 1930
Guéri, son médecin lui affirma que son cœur était indemne.
Mobilisé dans la cavalerie en 1914, il a été victime, dans les premiers jours de la campagne, d’un accident : chute dans un ravin avec son cheval et a perdu connaissance pendant quelques instants.
. Le traumatisme semble, cependant, avoir été de peu d’importance, puisqu'il n’a pas été évacué et n’a eu pour toute invalidité qu'une exemption de service de 5 jours.
Il à fait, ensuite, toute la guerre sans maladie ni blessure, en particulier, sans trouble nerveux, ni oppression.
Il est marié, père d’un enfant bien portant.
Ses antécédents héréditaires et collatéraux sont excel-
lents à tous points de vue, en particulier pas d'hérédité nerveuse.
A l’examen on trouve :
4° Un souffle diastolique doux, moelleux, d'insuffisance aortique, à la partie interne du 3° espace intercostal gauche ;
2° Un rythme de rétrécissement mitral perceptible à la pointe.
On perçoit également de nombreuses extrasystoles. La T..A. est de 15-12.
Le reste de l'examen est négatif.
A noter cependant, que le foie, qui semble normal actuellement, aurait été plusieurs fois hypertrophié, aux dires du médecin traitant.
Les pupilles sont égales et réagissent normalement.
- Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine.
La réaction de Bordet-Wassermann du sang est négative. On ne note aucun stigmate de dégénérescence.
L'examen radioscopique a montré une ombre cardio-aortique très élargie, le point G est abaïssé et l'arc moyen du bord gauche est plus bombé que normalement.
Pourtant, la pointe du cœur est plus globuleuse que dans