Ravaton (cité dans Margnat
De nos jours, la question est plus largement traitée. Roux! a pu en réunir trois cas, auxquels on peut en ajouter six autres cités par Ancelot dans le Bulletin médical de l'Aisne de 1869. Cet auteur parle entre autres d’un épithélioma qui amena la mort en quinze mois « à la suite de traitements irritants qu'on avait trop longtemps préférés à une large et hâtive intervention ».
Duplay et Kirmisson ? comprennent dans une même description les tumeurs de la sous-maxillaire et de la sublinguale, qu'ils englobent sous le nom général de tumeurs du plancher de la bouche. Mais la description des tumeurs malignes de cette région est fort brève et ne comporte que peu de renseignements intéressants. Duplay ne cite qu'un cas et Kirmuisson, dans une très courte description, étudie un peu plus spécialement l’épithélioma des sublinguales.
Le seul auteur qui ait apporté une grande attention à cette étude et qui ait envisagé la question sous un point de vue nouveau est Verneuil, qui exagère peut-être un peu trop, en prétendant que l’épithéhioma du plancher buccal a toujours son point de départ dans les glandes sublinguales, mais qui, du moins, a le mérite d’avoir démontré que « le cancer peut naître dans les éléments de la glande dont les culs-de-sac sont trouvés à l’examen microscopique remplis d’épithelium et augmentés de volume ».
Sur les conseils de Verneuil, un de ses élèves,