‹ De l'Épithélioma SublingualChapitre 8 sur 30 · Bulletin de la Société de chirurgie de Paris · texte numérisé non relu

Bulletin de la Société de chirurgie de Paris

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malade, douleurs qui parfois s’irradient jusque dans l'oreille, ce qui indique que le nerf dentaire inférieur est envahi.

Il y a donc deux espèces de symptômes que nous étudierons séparément : |

1° Les symptômes anatomiques;

2 Les symptômes fonctionnels.

Les symptômes anatomiques consistent principalement en une induration plus ou moins étendue, selon l'ancienneté du mal, et qui rapidement peut s'étendre beaucoup plus loin en envahissant les organes voisins; c’est là le symptôme principal, mais on constate aussi de la rougeur et de la tuméfaction de ces mêmes parties indurées.

Tout se borne là ‘dans les premiers jours, ou même les premiers mois de la maladie, quand, par bonheur pour lui, le malade a prêté quelque attention à l’apparition de cette tumeur. Plus tard, de nouveaux symptômes apparaissent lorsque l’envahissement s’est propagé largement à toute l'étendue du plancher buccal. (C'est là ce que l’on-observe dans la majorité des cas.) On constate alors une ulcération, d’autant plus étendue que le début de l’affection est plus éloigné, et qui présente les caractères que nous avons déjà donnés d'après Verneuil. L’engorgement ganglionnaire ne commence qu à la seconde période où 1l est de règle, tandis qu'il est exceptionnel dans la première. Les ganglions du côté malade ne sont pas toujours les seuls envahis. Ils peuvent pendant longtemps présenter un petit volume et rester tout à fait indépendants les uns des autres; mais, au bout d’un certain temps, ils se

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mettent à grossir; d’autres se prennent et on observe

alors de vrais chapelets de ganglions sous- rmaxillairés: et sus-hyoïdiens médians.

Les symptômes physiologiques, presque nuls au début de la maladie, où ils ne consistent qu’en un peu de gêne apportée aux mouvements de la langue, peuvent même, à ce moment, passer presque inaperçus du malade; mais plus tard, lorsque le mal a fait des progrès, la néoplasie révèle son existence par d’assez nombreux symptômes.

La gêne apportée aux divers mouvements de la langue, soit par la présence, au-dessous de cet organe, d'une tumeur, soit par son envahissement néoplasique,

soit enfin simplement par la douleur, devient de plus

en plus marquée. De là résulte un trouble plus ou moins grand dans les diverses fonctions pour lesquelles le concours de la langue est nécessaire. La phonation, la mastication et la déglutition se font assez mal; lorsque la tumeur a envahi une grande partie de la langue, ces diverses fonctions physiologiques deviennent presque impossibles. C’est de là que résulte pour le malade l'impossibilité presque absôlue d’avaler des aliments solides. Dans les cancers étendus, l'emploi de la sonde œæsophagienne introduite par la voie nasale peut être nécessaire.

Des douleurs atroces, lancinantes, s’irradiant jusque dans l'oreille, se font sentir s1 violentes qu’elles sont souvent la cause d’une véritable insomnie (nous connaissons le cas d’un malade qui dormait à peine deux heures par nuit).

De la sanie, composée d’un ue de pus de

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