‹ De L'Épithélioma: Sur cicatrices de brûluresChapitre 9 sur 33 · ONE · texte numérisé non relu

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Dans d’autres cas, ce n’est plus une simple papule circonscrile, qui ouvre la scène, mais une tuméfaction en masse, avec une certaine induralion douloureuse. Il arrive aussi que la cicatrice de brûlure n'ayant jamais été complète, c'est au niveau de cette plaie que débute la néoplasie (obs. VI.

Notons en passant que l’épithélioma apparaît en un point quelconque de la cicatrice et que le mode de début le plus fréquent est l’ulcération.

Période d'état. — A la période d'état, 2 formes, ulcéreuse et papillaire.

L’ulcération est de formes et de dimensions variables. Le fond est bourgeonnant, fongueux, saignant, secrétant du pus, qui peut, à la surface, former une croûte plus ou moins adhérente. Lorsque la surface ulcérée offre de grandes dimensions, ses mamelons deviennent de véritables bourgeons fongueux secrétant un ichor fétide. Les bords de l’ulcération sont surélevés, durs et infiltrés, et souvent prurigineux.

Quant à la forme papillaire ou végétante, elle débute par une petite tumeur superficielle du volume d'un pois, dure, hémisphérique, saillante, qui s’ulcère consécutivement, ou bien c’est un épithéliome ulcéreux qui devient végétant. Alors

il se forme une tumeur saillante en forme de champignon ou de chou-fleur. Quand on a enlevé la croûte qui la recouvre habituellement, on trouve une masse fongueuse, mamelonnée, d’un gris rose, assez molle, très friable, et saignant très facilement ; sa surface secrète un ichor modérément abondant qui se dessèche en croûte. Il y a peu d’infiltration sous-jacente, et la tumeur est généralement mobile sur les parties profondes ; elle paraît être toute en saillie. » (Dubreuilh, in Précis de Dermatologie). Néanmoins il est des fois où cette néoplasie pénètre les parties sous-jacentes, musculaires et osseuses, et se généralise dans les ganglions.

Marche. — L'évolution des cancroïdes des cicatrices est de beaucoup variable. Abandonnés à eux-mêmes, ils peuvent mettre des années à évoluer ; il est des cas de guérison complète après une première intervention ; il en est d’autres où il ya récidives plus ou moins rapides ; il en est enfin (obs. VI, XIX), à marche rapide, aussi rapide que celle des cancers viscéraux. Nous ne nous expliquons pas ces différences d'évolution.

L’envahissement des parties profondes est l'exception, mais nous l’avons observé (obs. LV, XIII, XIX).

Les ganglions sont généralement respectés, dans la proportion de 17 sur 20.

Symptômes fonctionnels. — Rares sont les douleurs vives, et dans le plus grand nombre de nos observations les malades ont toujours continué à travailler jusqu’à. leur entrée à l'hôpital.

Les hémorragies sont l'exception et elles sont toujours de petite importance. L'état général semble ne pas être influencé par la néoplasie. Cependant, dans les cas où la mor! est proche, l'appétit et les forces se perdent ; l’amaigrissement, l’adynamie vont crescendo, et la mort survient par hecticité et cachexie., Enfin, elle peut être due à la généralisation viscérale: notre observation XIX vient à lPappui de ce que nous avançons.

GUINAUDEAU 3

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