‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 162 sur 197 · HAUTEUR DU BIRKET-EL-KÉROUN · texte numérisé non relu

HAUTEUR DU BIRKET-EL-KÉROUN

( Planche N<* 59.)

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La suppression du hod El-Toyour, seul bassin que possédait encore le Fayoum et sa transformation en cultures d'irrigation contribueront dans une larçe mesure à abaisser le niveau du Birket-el-Kéroun qui ne recevra plus ses eaux d'inondation.

Si la configuration du sol est favorable à l'irrigation dans le Fayoum, il n'en est pas de même en ce qui concerne la qualité des

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eaux. Passant par llbrahimieh, les eaux du Bahr-Youssef s'y dépouillent partiellement de leur limon; celles qu'il reçoit des bassins d'inondation du Nord d'Assiout et de Minieh ont séjourné pendant près de deux mois dans les hods où elles se sont clarifiées ; les infiltrations de Tlbrahimieh et les ^outtements des cultures séfi de la Moyen ne-Ég}^pte n'ont jias jus<ju'à présent d'autre colateur que son lit. Même dans les périodes les plus favorables, par suite de son long parcours et de son faible courant, ses eaux se décantent avant d'avoir franchi le seuil d'El-Lahoun, de sorte que ses nombreuses dérivations ne fournissent aux terres de la province que des eaux de qualité inférieure.

Les améliorations projetées pour les irrigations séfi de la Moyenne- Egypte atténueront dans une certaine mesure ce fâcheux état de choses. Au nombre de celles que Ton compte appliquer au r^me des eaux du Fayoum, on peut citer les suivantes, qui ont été précédées du nivellement général et de l'ariHîntage de la province :

Transformation du répartiteur, Taksim-el-Mia, de Textrémité du Bahr-Youssef, abandon d'un certain nombre de canaux trop profondément ravinés et leur remplacement par d'autres dont le plafond sera plus rapproché du niveau des terres ;

Construction d'un barrage sur le Bahr-Youssef entre les kilomètres 12-14 pour donner plus de sécurité au seuil d'El-Lahoun et plus d'eau entre les kilomètres 12 et 17.

Transformation des canaux d'irrigation ravinés en colateurs, ou masrafs, pour recueillir les eaux d'égouttement ;

Restitution à la culture des 60,000 feddans que la chute de l'aqueduc de Minieh-El-Eït a transformés en désert ;

Réfection de l'ancien Bah r ou canal deWardan, |>our l'irrigation de 45,000 feddans de terres incultes au Nord du Fayoum.

L'ancien Bahr-el-Wardan, qui s'est asséché à la suite de la ruine de son ouvrage de tète, avait sa prise sur la rive droite du Bahr- Youssef à environ 15 kilomètres d'El-Lahoun; il suivait d'abord une direction Nord-Est et venait côtoyer, à 2 kilomètres de la ligne ferrée de Wasta à Edwa, la chaîne de montagne, de formation secondaire, qui enserre le Fayoum. M. Roux, ingénieur civil français, sous-inspecteur d'irrigation au Ministère des Travaux publics d'Egypte, à qui nous sommes redevable des notes relatives au Bahr- Wardan, a retrouvé dans ces parages les vestiges d'une ancienne ville qui, aujourd'hui, en plein désert, devait autrefois être entourée de cultures florissantes.

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