‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 170 sur 197 · EL-SAHEL · texte numérisé non relu

EL-SAHEL

Longueur : 141 kilomètres.

Largeur du plaTonil : 8 mètres.

Iluutfurdt'la section mouilltk^:

En crue 4", >■

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En hiver (".BO

PenU- : ^

Débit ; En crue 15"^, -

A l'étiagi- .... a-^î.sgo

En hiver .... S»-»,787

Grands canaux A . . .

Canaux B dérivés de A .

Canaux C dérivés de B.

Abou-Abeyia . . .

Sobouni

Nousranieh . . . .

Banba

Mit-Houfein ....

Gannabieh

Mitbéra

Choubrabkhoum . .

Gsnnybich ....

Tarahnah

Kafr-Arab

Sabouni

Souk

Yamani

Abou-Abj'ia. . . .

Chéka ."

Mil-Ogeil

Kutama

Masraf-Batra . . .

Karr-Daboussi . . .

Khot-Kadima . , .

Khot-Gédid ....

Hcsttass cl Cherbin.

Dingliaway ....

Dahria

Ho(l-el-Tell ....

Abounora

Moktah-Aboulah . .

K.Tfr-Solcinian. . .

KALLIOUBIEH

Cette province, l'une das plus fertiles de l'Egypte, confine au Sud à la ville du Caire, à l'Est au désert et à la province de Cbarkieh; elle est limitée au Nord par le Bah r-el -Moues et à l'Ouest par le Nil.

Par suite de leur altitude, les terres du Kallioubieh sont très rarement irriguées «bir raha», c'est-à-dire naturellement, et c'est seulement au moyen de l'élévation artificielle qu'elles peuvent recevoir les eaux d'arrosage. Aussi la culture séfi s'y est-elle développée plus lentement que dans les autres provinces du Delta et les frais de culture y sont-ils plus élevés par suite du fonctionnement prolongé des appareils à vapeur.

Par contre, l'altitude du sol permet aux eaux d'irrigation de s'égoutter par infiltration, et cette province est une de celles où le besoin de masraf se fait le moins sentir.

Les principaux canaux du Kallioubieh sont l'Ismaïlieh et le Cherkawieh.

L'Ismaïlieh est à la fois un canal d'irrigation et de navigation ; il alimente l'isthme de Suez, dans lequel il a remplacé l'ancien canal des Pharaons et un canal d'eau douce dont le tracé avait à peu près la même direction. Il possédait deux prises : celle d'amont se trouvait au Caire même, un peu au-dessous du pont de Kasr-el- Nil (1); celle d'aval, dite de Choubra, est à environ 7 kilomètres et demi au-dessous de la précédente.

La prise d'amont, barrée par plusieurs ponts et peu utilisée par la navigation, s'est peu à peu comblée et il est question de la remblayer. Depuis longtemps déjà, d'ailleurs, par suite d'une crevasse qui se produisit au radier de l'écluse de Kasr-el-Nil, on devait obturer cette prise, chaque année avant la crue, au moyen d'un fort batardeau, en moellons et en terre, que l'on démolissait à l'étiage. La branche de Choubra est donc maintenant la seule par laquelle le canal s'alimente.

L'Ismaïlieh est un canal séfi; chacune de ses prises comportait, comme ouvrage de tête, un barrage écluse. Cet ouvrage consiste, en ce qui concerne la prise de Choubra, en une écluse avec pont tournant construite à 500 mètres du lit mineur du fleuve.

Traversant des terres élevées, le canal est divisé en plusieurs biefs, jusqu'à la ville d'Ismaïlia, et l'on doit, si l'on veut conserver le niveau à une certaine hauteur, maintenir les écluses de chaque bief fermées pendant les étiages. D'un autre côté, en conformité d'une convention passée entre la Compagnie du Canal de Suez et le gouvernement égyptien, ce dernier est tenu de garantir un certain mouillage sur

(i) Pont en fer de 400 mètres construit par la Compagnie de Fives-Lilie.

41i NIL, SOUDAN, EGYPTE

tout le parcours du canal i)endant les hautes eaux. Il faut, par conséquent, laisser les écluses d'admission ouvertes au moment où Teau du Nil est le plus fortement chargée de limon.

De ces deux faits, il résulte que d'énormes quantités d*aIluvions se déposent dans le lit de Tlsmaïlieh. Elles atteignent jusqu^à 2 mètres d'épaisseur et un cube de 300,000 mètres qu'il n'est possible d'enlever qu'au moyen de dragages, le canal étant toujours en eau.

Le produit des dragages, d'abord déposé sur les chemins de halage et sur la crête des levées, dut ensuite être déversé sur les terres en bordun» dont toutes les partias recouvertes devinrent impropres à la culture, par suite de leur surélévation.

Le service des irrigations ne cesse d'étudier les moyens les plus efficaces de prévenir ces envasements et doit prévoir, s'il n'y parvient pas, l'abandon du lit actuel du canal qu'il faudra reporter sur un autre point.

Du Caire à Jsma'ilia, la longueur de l'Ismaïlieh est de 128 kilomètres; celle de sa dérivation, de Néfiche à Suez, est de 89 kilomètres ; ses recettes journalières d'eau sont :

Pendant les hautes eaux 1,000,000 mètres cubes.

— l'arrosage séfl 2,500,000 —

— l'hiver 2,500,000 —

Son débit maximum peut être porté, au cours de la crue, à 5 millions de mètres cubes.

Le canal Cherkawieh est aussi un canal séfi ; sa prise, située à environ 2 kilomètres en aval de celle de l'Ismaïlieh, comporte un barrage r^ulateur comme ouvrage de tète. Il traverse tout le Kallioubieh et va ensuite, sous le nom de Chibini, arroser la province de Charkieh. Ses recettes d'eau, à l'étiage, sont de 760,000 mètres cubes. Celles du Bassoussieh, autre grand canal séfi, sont de 600,000 mètres cubes à la môme époque.

Le creusement du rayah Charkieh, l'une des trois artères maîtresses de l'irrigation du Delta, a été commencé en 1887 et poursuivi sur une longueur de 37 kilomètres. Le cube de terrassement qu'il a fallu enlever s'est élevé à 6,985,000 mètres. Ce grand canal, actuellement achevé, a pris le nom de Rayah- Te wfikieh, en l'honneur du Khédive actuel d'Egypte.

La prise du nouveau Rayah, établie un peu en amont du barrage de la branche de Damiette, traverse la pointe Nord-Ouest du Kalliou-

bieh et coupe presque perpendiculairement le Bahr-Mouès. Son ouvrage de tête est un barrage formé de cinq arches de 5 mètres et d'une écluse de 8",5 X oO mètres.

Le Rayah-Tewfikieh ayant isolé une partie des terres du Kallioubieh, il fallut pourvoir à l'irrigation de ces terres, séparées du reste de la province, en faisant passer sous le Rayah, au moyen de deux siphons composés de trois tubes en fonte, de 1",40 de diamètre, les eaux du Bassoussieh. Ces siphons peuvent débiter 500,000 mètres cubes par jour.

Les canaux Filfila et Kombatin, devenus dérivations de l'artère maltresse, ont été munis d'ouvrages permettant de régulariser leurs recettes d'eau.

Le Rayah-Tewfikieh pourra débiter 17,000,000 de mètres cubes pendant les hautes eaux et 8,500,000 à l'étiage. La majeure partie de ces recettes d'eau est destinée aux provinces de Gharkieh et de Dakahlieh.

Le Bahr-Mouès appartient au régime des irrigations du Gharkieh ; il fournit néanmoins au Kallioubieh 100,000 mètres cubes d'eau qu'y puisent journellement les machines à vapeur des propriétaires du Nord de la province.

Le Kallioubieh est la plus petite province du Delta; sa superficie cultivée n'est que de 185,000 feddans, divisés comme suit :

Cultures séû 90,000 feddans.

— nili 62,000 —

Le reste est cultivé en produits d'hiver.

Les cultures séfi demandent par jour 600,000 mètres cubes d*eau.

— nili — 5,300,000 —

— chétoui ou d'hiver 600,000 —

non compris le débit de l'Ismaïlieh. Ges recettes d'eau sont débitées par :

2 grands canaux séG,

7 canaux nili avec prise au Nil, 37 — B dérivés des 'précédents, 64 — C — des canaux B, 15 — D — — C.

dont le détail a été consigné dans les tableaux qui suivent.

NIL, SOUDAN. ÉGVPTE

N> U3. — RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE DE LA PROVINCE DE KALLIOUBiEH

CANAUX

iïrH

PBWCIPAII

DtniviB pt A

KIIAUG-EL-UASIII

Duhliz-i'l-Muk-

Cunul nili, avœ t>ri(w «u Nil

IIuswu . . .

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Oliindi . . .

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Hainza . . .

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Khamsin . .

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Nakiik . . .

Mit-Ailil . .

ISIIAIUEH

.Mil-Tawalu .

Grand cansi séfl, avfc jiriw

Tmlikirti. .

au Ml. TniM'n«> l<- Kallioiiliuli et ieChurkirli,iiliuulitA lumulliu

H>juliiquk'h-gibli.

i-l Su(«.

bingurur : !H5 kiloiiii'-ln-s.

Ijirgi'urftu jilarutwl; 14" ,80.

ItOLiU :

En.Tuo Il"',b7ii

En liiMT rM"',K:«t

A lï-liugc S4-",7«t

GHEZIKEII-BADIIAN

Nupili-Ik'ï

CuTiul nili, uMt prist' un Nil.

BASMAKUANA

Cimul nili,tt\(% ]iri<M.> au Nil.

aAKLUL'B

Mil-tiavilar-Pmlia

Cuiinl nili,a\fc prixc au Nil.

Mil-Nubiir-i'iidiH

Bir-AH

Cimal nili, u\n jinm- nu Ml.

Brandii'-NunsniniHi . . . . l '

CMEnKAWIEII

Sissi

Cinini] r.iimlsi-IlnMi- ;iriM'!in

.•Niruktiu-lli!a.|s

Nil liinni'i' il'nn ouMiif imii- |x>H'ili> ('iuq<iii'li<34 <l<'!]!'~,4l>.l'i

Bi.ch-Ki.iii.-Si.

li<-ll. . .

Mil'Maiimssin

•'(itctlu niiliiT i-kI d S iiirlii-sau-

Gabi'

ili^sMius (lu iiJM'iin ilV'liHKi'- U-

Koin-i«-b(ini.

plarunil ilu «iniil a lU iiii''tivKili'

Bath-Kuriii-Azimii

Niivur.

l,i)n|,'UL'ui- : au kil')in<Mifs.

Qusliieh

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CANAUX

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PRINCIPAUX

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