‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 171 sur 197 · ASS00S · texte numérisé non relu

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IIAÏAU-TEWFIEIGB

Une des trois arléres nialli-esscs de» irrigations d'Egypte.

L'entretien de a»tte canalisation est, [Kiur la majeure partie, confié à l'industrie privée»; le cunige des canaux de petite section est mis annuellement en adjudication; (juant aux dragages, ils sont effectués par uni* (lom|);igni<.* (*ii vt*rlu d'un contrat dont la durée (fst fixée à Iniit années, (is Inivaux doivent s't^xéculer, en général, entre le lo novendm» et l(* l*"*^ juin suivant.

Le nonibiv dt»s corvéables du Kallioubieh qui ont été levés en 1SS7 n'a été que de 1,666, calculés à raison de cent jours de travail.

CHARKIEH

Le Cliarkieh est lK)rné au Nord et à FOuest par le Dakahlieh, au Sud (Kir l(* amal Ismaïlieli et le Kallioubieh, à TEst par le désert et le lac Menzaleh.

O'ile province; n'a qu'un |)oint de cont^ict, de quelques kilomètres de longueur, avc»c le Nil, en aval de la pris(» du Bahr-Mouès; elle est, (Kir cons(H|U(»nt, tributaire du Kallioubieh au point de vue des irrigations, [wn'e que s<»s plus grandes recettes d'eau lui sont fournies par des canaux cjui tniversent pivalablement cette dernière [)rovince.

En outrt», 1(î dévcîIopjK^ment considérable de la partie de la canalisation (pii lui est pmpi'e exige, chaque année, d'énormes travaux de curage^ (*t de dragagt», cpii ne lui sont vraiment profitabk>s qu'autant que la i)i*ovince voisine a fait elle-même curer et draguer la partie su|M'M'i<Min» de c<'(l(» même canalisation. (x.»s travaux s'élèvent |X)ur le (iiharkieh s(;u]ement à 2 millions de mètres cubes par an. Le cunige (»st eoutié à divers entrepivneurs j)ar voie d'adjudication ; les dragîiges sont effeirtués j>ar la Société chargée de ceux du Kallioubieh.

Les principaux canaux du Charkieh sont l'Ismaïlieh, le Rayah- Tewfikieh et le IJahr-Mouès.

Ismaïlieh. — Le» ivginji» de ce grand canal ne subira aucune modification du lait du creus<'ment et de l'aménagement du Rayah- Tewlikieh. Ses recelli^s d'eau <l'étiage seront toutefois notablement augmenlées lorscju'il sera possible de relever le plan des basses eaux J>ar la lermeture des portes des grands barrages du Nil. Dans les

conditions actuelles, l'Ismaïlieh fournit au Charkieh et à l'isthme de Suez 1,270,000 mètres cubes d'eau, répartis comme suit :

Dérivation du Ghibini 500,000 mètres cubes

— Wady 400,000 —

Irrigations du wady Toumillat . 120,000 —

DérivaUon de Suez 250,000 —

La direction de l'axe de l'Ismaïlieh à travers le Charkieh est Nord- Nord-Est jusqu'au kilomètre 7S,7; à ce point, il fait un coude, se dirige franchement vers l'Est et traverse en remblai le wady ou vallée Toumillat, vaste domaine de 50 kilomètres de longueur sur trois environ de largeur, dont les terres sont en contre-bas de 4 mètres de la cote d'étiage du canal.

Le wady Toumillat, dont le sous-sol est imperméable, est séparé du lac Timsah (1) par une ondulation sablonneuse, qui domine le premier de 6 mètres et le second de 9 mètres; aussi, bien que l'altitude de ses terres soit de 3 mètres au-dessus du niveau du lac, les infiltrations résultant de la surélévation des eaux dans le canal Ismaïlieh ne peuvent-eUes trouver d'écoulement et ont-elles progressivement envahi le domaine.

Antérieurement au passage de l'Ismaïlieh, le wady, arrosé par l'ancien canal d'eau douce, contenait 29,000 feddans des meilleures terres à coton et son exploitation était des plus prospères. Cette superficie est aujourd'hui réduite à 7,000 feddans qui seront bientôt incultivables si l'on ne met en œuvre un projet de drainage établi par M. Garstin, inspecteur chargé des irrigations du Charkieh, et dont le devis s'élève à 380,000 francs.

L'Ismaïlieh et sa dérivation de Suez forment à Néfiche deux des côtés d'un triangle qui a pour base l'extrémité de la rigole de Rhamsès et pour sommet l'écluse de la branche dérivée. Les terres cultivées comprises dans ce triangle sont les dernières qu'on rencontre sur le reste du parcours du canal, soit dans la direction d'Ismaïlia, soit dans celle de Suez. Sauf quelques touffes de roseaux, croissant au milieu même de ses eaux, aucune v^étation n'interrompt la monotonie des plaines sablonneuses de l'isthme qu'il traverse; les talus intérieurs du canal sont même complètement dénudés.

(1) Le canal maritime de Suez traverse ce lac.

Rayah-Tewfikieh. — Ce grand Rayah traverse le Sud-Ouest du Charkii'h sur une longueur de 15 kilomètres; il coupe perpeodiculairement le Iteihr-Mouès (5 kilomètres), après avoir quitté les terres du Kallioubieh.

A Gangara, c't'st-à-din; à 1,900 mètres au Nord du Bahr-Mouès, le lit du Rayah est barré |)arun ouvrage de régulation écluse, calculé jK>ur débiter 9,962,000 mètivs culxîs |>endant les hautes eaux et 6,067,000 à Fétiage. Plus loin, le Rayah -Te wiikieh entre dans la Dakahlieh et s<» soude au Sahel.

Bahr-Mouès. — Le fKissage du Rayah-Te^^-fikieh supprime la prise au Nil du Bahr-Mouès qui sera alimenté au moyen d*un barrage com[)ortant sept arches de 3 mètres et une écluse. Cet ouvrage débitera 8,500,000 mètres cubes au maximum et 2,365,000 mètres cubes pendant les basses eaux.

Le Bahr-Mouès arrose la partie centrale de la province et va se jeter dans le lac Menziileh.

Les autres princi|»aux canaux du Charkieh sont :

Le masraf Omouni, dérivation du Kombatin et du Kartaniieh, canaux séfi du Kallioubieh;

Le Wady, l'Abou-Akdar et le Bahr-el-Faqous.

Viennent ensuite : Le Chibini, le Khalili, le Filfila, le Messalamieh.

Ces canaux, tous dérivés des pi*écédents, se transforment, pour la plupart à leur extrémité, en artères de drainage et déversent dans le lac Menzaleh leur trop-plein, ainsi que les eaux d'^outtement des terres basses du Nord-Est de la province.

De sérieuses améliorations ont été apportées aux irrigations du Charkielï; un certain nombre de régulateurs supplémentaires ont été construits et [KTniettent d'ét(»ndre l'application de ce principe fondamental de l'irrigation rationnelle (jui consisUî à irriguer une fois tous les huit ou quinze jours, au moyen d'un canal coulant à pleins bords, plutôt que de s(» servir de canaux à moitié pleins pendant toute la durée de rétiîigc». L<Mlébit des canaux régularisé en empêche renvasenient et dinunue, ]m\v cons^fiuent, les déjK^nses d'entretien dans une mesure considérable.

D'aulrtî part, Téiçouttement des eaux qui ont servi à Tirrigation est facilité [mv de nouveaux niasnifs, dont 25 kilomètres viennent <rèti'e creusés.

IRRIGATION - BASSE-ËGYPTE

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