RAPIDES
Entre Abou-Fatmeh et le premier rapide . .
Dans le premier rapide
Entre le premier et le deuxième rapide . .
Dans le deuxième rapide
Entre le deuxième et le troisième rapide . .
Dans le troisième rapide
Entre le troisième et le quatrième rapide. .
Dans le quatrième rapide
Entre le quatrième et le cinquième rapide .
Dans le cinquième rapide
Entre le cinquième et le sixième rapide . .
Dans le sixième rapide
Entre le sixième et I/)koli (septième rapide)
Dans El-Lokoli (septième rapide)
D'El-Lokoli à la fin de la cataracte
DISTANCES
PENTES
en
en
MiTRBS
MÈTRES
Cette pente relativement faible démontre que le rapide de Hannek, indiqué sur toutes les cartes comme troisième cataracte du Nil, ne mérite pas cette dénomination au même titre que le Salxiloka dont il n'a ni le grandiose ni l'étendue.
Il est moins dangereux que la quatrième cataracte, et si les l>arques éprouvent de sérieuses difficultés à le franchir jKîndant les hautes eaux, il n'en est pas de même pour les vapeurs; conduits par un bon pilote, ces derniers peuvent le traverser dans toute sa longueur en quelques heures.
Hannek est, en somme, un des rapides les plus pittoresques du Nil par suite de ses nombreuses îles fertiles et verdoyantes, comme le sont tous les terrains jx)rphyriques et granitiques placés à proximité de l'eau; mais ce n'est pas une cataracte.
Sur les deux rives, la roche granitif[ue est recouverte d'une couche d'alluvion qu'y déposa autrefois le Nil. Les cultures ont disparu de ces terres dont le désert s'empare et qui dominent aujourd'hui les plus hautes crues de S^^^O à 3"so0.
Près (lu village de Samek, à 14 kilomètres de Hannek, le Nil coule, entre deux berges très hautes, véritables falaises enraissantes où
LE NIL EMTRE KHARTOUM ET ASSOOAN 53
existe un rapide secondaire, le Chaban, que Ton dfeigne encore sous ie nom de Chellal-Gebel-Aly-Bereik. SurcejHïintjle fleuve n'a pas plus de 80 mètres de iai^eur; il y est entièrement traversé par des rochers très rapprochés qui dis[»araisscnt en crue et qui ne cessent pas d'Ctre franchissables en basses eaux bien que formant un des points ditTiciles, sinon dangereux pour la navigation.
LE ML ENTRE HANNEK ET KOHEH (Planche «• i3.}
Au delà de Chaban, le Nil se divise en deux troni;ons, contourne la grande Ile de Nowri, s'infléchit brusquement à l'Est et ne revient
I 54 #r ML, SOUDAN. EGYPTE
au Nord que pour franchir la cataracte de Kaybar, apivs avoir [«rcouru depuis Hannek une dislance de 63 kilomètres.
Sur ce |>arcours, les caravanes ne suivent f>as les tords du fleuve, qu'elles quittent à Fakirbenti et rejoifçnent à Koheh et vice versa, traversant en lifrne din^cte le d«*s(îrt de Mahas, chemin deux fois plus court que celui qui longe le Nil.
RAPIDE DE KAYBAR (1).
Au temps de la crue, les barques franchissent le rapide de Kaybar, à la descente aussi bien qu'à la montiM», en se faisant haler, dans ce dernier cas, lorsque le* vent leur fait défaut. Les rochers sont alors immei^és complètement et, sauf une [)ente un peu plus prononcée et par consé(juenl un courant plus rapide en amont qu'en aval, rien ne dénonce la prés(*nce de l'obstacle. Celui-ci n'apparaît qu'à la décrue. Alors, au fur et à mesun» de la baisse des eaux, la cime des rochers se décx)uvre, de grands blocs apparaissent et le courant, qui devient de plus en plus tourbillonnant, se prtM^ipite en grondant sur les masses rocheuses, qui forment une véritable digue de granit et semblent intercepter toute communication entre Tamont et l'aval du rapide.
Cette digue naturelle a 400 mètres de largeur avec une inclinaison d'un mètre et un peu plus de 1,000 mètres de longueur; en hautes e^ux la difl'érence d'altitude entre l'amont et l'aval est de O'^jSO ; à l'étiage elle agit comme un véritable barrage déversoir ; dominant les eaux de 4 mètres, elle opère une retenue de 3",50. Cinq chenaux ou plutôt cinq cluses étroites, profondes et tortueuses traversent le sc^uil de Kaybar; rien ne les dénonce que le bruit assourdissant des ondes qui se brisent. Ils laissent écha[)j)er de minces filets d'eau dont on ne peut reconnaître la direction qu'en gravissant le Gebel-Wahab, rocher qui s'élève sur la rive droite, en aval de Kaybar ; de ce jK)int on les voit fuir, à trivers les blocs de granit, tombant en cascades innombrables, avec une impétuosité qui leur [)crmet d'alimenter le bassin inférieur du grand fleuve. Un seul de ces chenaux est navi-
(I) L auteur a visité llannek et Kajbar ayant on main l'ouv rage consciencieux qu'on doit à<leGotll)erf?; il en a constaté la rigoureus*^ exactitude et s'est inspiré de la relation de; son devancier pour la rédaction des pages ayant trait à ces deux points si intéressants du Nil.
PLANCHE N" ï(
CATARACTE DE KAYBAR
f.ri»J»atiilb
'■Cho
Distance de Khartoum... 1,130"
— deHannek 63 -
— deWady-Halfa....8t8 -
— d'Assouan 666 -
Longueur du ra.pide 400", •
Pente moyenne 3 ",500
Altitude en amont 212-, 600
— en aval 209»,100