‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 28 sur 197 · RAPIDE D'AMARA · texte numérisé non relu

RAPIDE D'AMARA

Entre Kaybar et Koheh il existe peu de terrains cultivés ; les montagnes qui s'écartent jusqu'à Doulgo se rapprochent du fleuve vers l'endroit où les cultures disparaissent et ne reprennent un peu d'importance qu'en aval de Koheh où la population devient plus dense.

Entre Koheh et Amara on compte deux rapides secondaires, celui d'Agoulaï et celui qui suit immédiatement la grande île de Say. Tous deux ne présentent de difficultés qu'à Tépoque de l'étiage, pendant laquelle, cependant, la navigation ne s arrête pas. Le rapide d'Amara, que quelques auteurs désignent également sous le nom d'Attop, est distant de Kaybar de 418 kilomètres; il est formé par les sept îles qui succèdent à celle d'Armati et font partie d'un banc de rochers courant à travers le fleuve et ne se découvrant jamais complètement. Les bateaux à voiles qui le remontent, poussés par un vent favorable, n'éprouvent aucune diflTiculté sérieuse dans ce rapide, et même, lorsque la brise du Nord leur fait défaut, le halage est facile de chaque bord, car les cx)ntours du fleuve sont nuls. Sauf sa longueur, le rapide d'Amara n'a rien de plus particulièrement difficile que les deux obstacles secondaires qui le précèdent. En aval, la navigation est libre jusqu'à Dal sur un espace de 38 kilomètres.

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