‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 44 sur 197 · TEMPS · texte numérisé non relu

TEMPS

DE

LR NOS JOURS

MOKRIS

900 ans avant Hérodote

IléRODOTR

PÉTRONNE

OMAR- EL-KATTBB

an 654 (le noire ère

KALKASBMDA

an 13S4 de notre ère

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Mauvaises. . .

Passables . . .

Bonnes ....

Très bonnes . .

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La crue est dili» soullani ou royale lorsqu'elle atteint son niveau moyen le plus favorable, soit 22 pics mesurés au nilomètre du Caire.

Lorscju'elles n'atteignent pas 6 mètres au nilomètre d'Assouan, les crues sont suivies de famines à moins de 7 mètres, elles sont insuffisanles et il en est de même si, après avoir dé[)assé 7"s200, elles ne se mainliennent pas et que», la baisse connnençant à se produire dans la troisième décade», de septembre;, le Nil descende au-d(»ssous de 6 mètres (11 pics 1/9). Alors les grands canaux de la IIaute-Ég3'|)te ayant leur plafond à cette cote n'admettent [»lus d'eau et les canalisations secondaires (sayalleh), qui arrosent les sahels ou terres hautes, étant plus élevt»es que les précédents, sont complètement à sec. Les fellahs doivent, dans ces circonstances, travailler nuit et jour au chadouf et creuser des rigoles (|ui deviennent inutiles au fur et à mesure que la baisse s'acx^entue. Les effets des mauvaise^s crues ne sont pas aussi désastreux dans le DelUi que dans la Haute-Égy[)te, mais les pertes n'en sont pas moins très considérables et, sous [KMne de laisser de grandes superficies incultes ou de voir [HM^ir les récolt(»s sur pied, il faut suppléer, par l'arrosage à la vai)eur, h l'insuffisance du débit des canaux d'irrigation.

De 7™,560 à 8",10 (14 et lo pics), les crues sont favorables; de 8'",10 à 9", 18 (15 à 17 pics), elles sont fortes et susceptibles de commettre quelques dégâts. Au-d(»ssus, elles sont darigereuses à deux points de vue : elles endommagent les cultures, cx)mpromettent la sécurité de la vie et des biens des habitants et, [>ar leurs infiltrations, ramenant à la surface les matières animales du sous-sol, elles occasionnent des épidémies et des épizooties.

En dix années, de 1872 à 1881, le niveau des plus basses eaux à Assouan a varié entre les cotes 89'»,29 et 86™,89 au-dessus du niveau moyen de la Méditerranée, avec un écart de 2'",60 entre les cotes extrêmes de ces deux étiages. Pendant la même {)ériode, le niveau des plus hautes eaux a oscillé entre les cotes de 92"s40et 94'», lo, avec une différence entre les cotes extrêmes d'élévation d(»s crues. P(»ndant ces dix années, entre l'étiage le plus bas et la crue la plus forte, les variations du niveau du Kil n'ont pas dépassé, à Assouan, 9", 86. Dans le même tenq)s, l'étiage au Caire a varié de 2'", 70 et la hauteur des crues de 4"^92. La différence entre la cote la plus basse en 1878 et la plus haute en 1874 a été de 10'»,79.

La crue de 1877 fut certainement la plus désastreuse, celle qui fit

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