‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 43 sur 197 · HAUTEURS · texte numérisé non relu

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Après la crue, lorsque le niveau du Nil descend à la cote de 12 pics au nieqyas de Rodah et de S^jSO à l'échelle du barrage, on abaisse les portes de ce grand ouvrage. L'eau, arrêtée dans son cours, reflue en amont et les indications des fluviomètres ne permettent plus de contrôler ni Timportance de la décrue, ni le débit du fleuve.

La crue du Nil est forte ou faible suivant que les pluies tombées

SOUS rÉquateur et sur les monUignes d'Ethiopie sont plus ou moins abondantes. Sa marche ascendante n'est marquée par aucun écart brusque; parfois seulement, elle subit quelques oscillations alternatives à l'étiage (en mai); le Nil commence son mouvement ascensionnel en juin. C'est vers le 20 de ce mois que se célèbre la fête du « Nokia » ou de la goutle qui marque le début de la crue signalée au Caire par les eaux qui verdissent. Le fleuve accentue sa montée en juillet, en août et la continue en septembre. La crue s'élève parfois, dans les premiers jours d'août, à une hauteur supérieure à celle à laquelle elle parvient à la fin du même mois. Cela s'est produit en 1874, 1875 et 1880; les deux premières crues atteignirent 8™,370 et la troisième 8", 540 (16 pics et demi et 16 pics au nilomètre d'Assouan) dans la première quinzaine d'août, alors que la hauteur normale des crues moyennes varie, à cette époque, entre 13 et 14 [)ics (7™,020 et 7»", 560). Mais ces crues prématurées sont des exceptions qui n'infirment en rien la régularité avec laquelle les crues du Nil se reproduisent depuis des milliers d'années. La montée est, en général, plus forte du 1" au 20 septembre qu'entre le 20 et le 30 de ce même mois. Le niveau semble rester slationnaiœ pendant quelques jours, ensuite le fleuve commence à décroître, ordinairement dans la première semaine d'octobre.

Richard Peacock, dans le remarquable ouvrage qu'il a publié après ses longs voyages en Orient, au commencement du xvn*^ siècle, nous donne les renseignements suivants sur les crues du Nil et sur leur valeur par rapport aux terres de l'Egypte.

En reg:ard des chiffres de Peacock sont placées les hauteurs correspondantes que ces crues doivent atteindre au nilomètre du Caire pour produire les mêmes efl'els.

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