A DÉDUIRE
5 0/0 pour lensemenccment, 5 0/0 pour la moisson, 2 1/2 0/0 pour le transport et 1 0/0 pour le battage, soit 13 1/2 0/0 sur P. E. 26.650
1 0/0 sur P. E. 2.848
La totalité des autres dépenses
BÉNÉFICE net. ... p. E.
Soit un peu moins de P. E. 94 par feddan, pour des terres de bonne qualité. Dans la pratique et lorsque le prix des céréales est plus élevé, le bénéfice atteint souvent mais ne dépasse pas P. E. 100.
Toutes proportions gardées, on peut considérer ce résultat comme rémunérateur, étant donné que la culture « loc » n'exige, pour ainsi dire, que la peine de semer et de récolter et que sa durée ne dépasse pas quatre mois, laissant ainsi Thabitant du Saïd libre de disposer de son temps au mieux de ses intérêts.
On verra plus loin que dans le Delta, où l'on peut cultiver le séfi et où l'on obtient deux récoltes par an, les profits ne sont pas proportionnellement aussi élevés. Cette infériorité provient de la différence existant entre les impôts ochourisetkharadjis d'abord et ensuite de ce que la main-d'œuvre est plus chère dans le Delta que dans le Saïd.
Les habitants du Saïd, possesseurs des terres situées dans les parties les plus basses des bassins d'inondation, y pratiquent une culture intercalaire dite « nabari », se composant soit de maïs, soit de sorgho ou de cannes à sucre.
Les produits « nabari » sont arrosés au moyen de puits ou avec l'eau des mares profondes qui se forment lors de la vidange des bassins ou de la rupture d'une digue. La mise en culture « nabari » commence dès que les produits « chétoui » ont été moissonnés ; cette récolte complémentaire, sous peine d'être détruite, doit être enlevée avant l'inondation annuelle.
Les parties hautes en bordure sur le Nil et le long des montagnes ainsi que celles qui existent disséminées dans l'intérieur des bassins sont connues sous le nom de terres « sahel ». Elles sont irriguées au moyen d'une canalisation spéciale dite « sayalleh » et presque toutes affectées à la culture du maïs.