‹ De l'érudition en général, et de l'érudition médicale en particulier, considérées comme compléments à l'étude et à la pratique de la médecineChapitre 15 sur 18 · SCIENCES MÉDICALES · texte numérisé non relu

SCIENCES MÉDICALES

I»e* maladies des muqueuses dans les pays cliauds.

Depuis la bouche jusqu’à l’anus une membrane revêt l’intérieur du corps, en donnant plusieurs ramifications aux différents sinus, prolongements, cavités, etc. C’est la muqueuse que l’on retrouve aussi dans l’appareil respiratoire et l’appareil génito-urinaire.

dette membrane , quoique semblable partout sous le scalpel, est fort différente dans sa vitalité , sa sensibilité et ses fonctions.

Les maladies des muqueuses , depuis la simple inflammation et l’apbthe jusqu’au polype et au cancer, présentent une diversité inflnie qui se complique encore davantage si l’on a égard à l’organe attaqué qu’elle revct : le nez , la trachée , les bronches , l’estomac et les intestins, l’utérus, l’urètre, etc.

La sympathie des muqueuses avec le système nerveux tégumentaire est très -marquée et manifeste. Siège des fonctions très-actives et très-impor- « tantes , les muqueuses une fois malades dérangent

toujours l’organisme ou l’influencent très-manifestement.

On peut déduire , de ce qui vient d’être dit trèssuccinctement , le rôle, le nombre et l’importance de ces maladies. La circonstance de leur apparition dans les pays chauds complique encore davantage cette question déjà trop vaste.

Les muqueuses, dans les pays chauds, au moins la gastrique , sont douées d’une vitalité bien plus marquée que celle des individus des pays froids.

Les épices , le piment entre autres, si souvent usités dans l’Inde et au Brésil, ne produisent que très-rarement des maladies, et encore faut-il faire un usage excessif de ces mets accompagnés de liqueurs alcooliques ou d’excès d’un autre genre.

Le piment est même nécessaire dans les pays chauds , il produit au-dedans l’excitation convenable pour faire équilibre avec l’excitation au dehors.

Le traitement des maladies des muqueuses doit être aussi différent que le sont entre elles ces mêmes maladies.

Le traitement anti phlogistique est en général le plus approprié.

On peut consulter sur les maladies des pays chauds, outre Lind et Dazille , déjà cités , Pison et Margrave, Pouppé, Desportes, Campet, et dernièrement M. Thévenot , ainsi que les auteurs qui viennent d’écrire sur les maladies de l’Algérie, etc.

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