‹ De l'érudition en général, et de l'érudition médicale en particulier, considérées comme compléments à l'étude et à la pratique de la médecineChapitre 14 sur 18 · SCIENCES ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

SCIENCES ACCESSOIRES

Des Bubiacées et des médicaments fournis par cette famille.

La famille des rubiacées de Jussieu ( Tetrandia monogynea de L. ) est uue de celles qui contiennent les plantes les plus utiles en médecine.

Les différentes espèces de quinquina et d’ipécacuanha avec lesquelles on peut soulager ou guérir, suffisent pour le prouver, ainsi que le café.

On peut administrer le quinquina en nature, mâché pour activer, dissous dans la salive, les forces de l’estomac y en poudre, en électuaire , en bols , en infusions à froid , en décoction , en extrait , en sirop, en vin ou oenolite, en teinture, et enfin dans l’alcali qu’il fournit, et qui, combiné avec l’acide sulfurique , forme ce sel si utile.

On se sert de Yipécacuanha (cephœlis) comme du quinquina. Cette plante a pour principe actif l’émétineNdont on se sert rarement, ainsi que de

l’cxirait qui devrait être proscrit des officines , tant il est facile à s’altérer. L’ipécacuanka s’administre aussi en pastilles ; ce médicament est donné en poudre torréfiée, au Brésil , avec grand succès, dans certaines dysenteries rebelles des saisons chaudes. Les anciens faisaient déjà torréfier quelques médicaments , et entre autres la rhubarbe. Je ne parle pas des autres espèces d ’ ipécacuanha , parce qu’elles ne sont pas usitées en Europe.

On se sert du café cru concassé en décoction , et torréfié en infusion. On devrait se servir de l’infusion de ses (leurs qui sont très-odorantes, et de la décoction ou infusion des feuilles, et même des racines.

La garance, comme léger astringent, est presque inusitée.

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