CI. Hydrozoa. Des familles seulement
Sous-province. ENTOZOA.
Cl. CœLELMiNTHA. Ord. Gorrliacea, Nematoidea, Onchophora.
Cl. Stereuiintha. Ord. Tænioidea, Trematoda, Acantocephala, — Turbeliaria.
Sous-province. INFL'SORIA.
Cl. Rotifera. Rien que des familles.
Cl. Polygastria. Ord. Astoma, Slomapoda. — Rhizopoda.
La classification qui sert d’introduction aux <t Lectures * d’Owen (2) sur l’anatomie comparée est très-inslructive. Elle fait, plus que les autres systèmes modernes, nettement ressortir la fâcheuse prépondérance que la considération des complications de la structure a prise de nos jours sur l’idée de plan. Les provinces d’Owen répondent bien, il est vrai, pour ce qui est essentiel, aux embranchements de Cuvier, mais il y a cette différence bien marquée : Owen
(1 ) Dans la première édition de l'ouvrage (1843), les sous-provinces Radiaria, Enlozoa, Jnfusoria, ne forment qu’un seul sous-règne appelé Radiata , par opposition aux sous-règnes MolUisca, Arliculata, Verlebrala , et ce sous-règne est subdivisé en deux groupes, les Nematoneura et les Acrila.
(2) J'ai donné à la classification d’Owen la priorité sur celles de von Siebold et Stannius, de .Milne-Edwards, de l.euckart, etc., parce que la première édition des Lectures on comparative anatomy a été publiée en 1843. Mais en analysant ce système tel qu'il est figuré dans le diagramme ci-dessus, il importe d’avoir présent à l'esprit que, dans sa première éditiou, Owen n'a considéré que les classes seulement ; les ordres et les familles ont été ajoutés plus tard, en 1835, dans une seconde édition. Je fais cette remarque simplement pour qu’on ne puisse se méprendre et attribuer à Owen toutes les subdivisions de la classa admises par lui et qui ne figureraient pas dans les systèmes examinés avant le sien.
ne veut pas reconnaître pour les Rayonnés une province de valeur égale à celle des Mollusques, des Articulés et des Vertébrés; il admet les Radiaires, mais comme sous-province seulement et sur le même niveau que les Entozoaires et les Infusoires. Évidemment, ici, l’idée de la simplicité de structure prévaut sur celle de plan, car les sous-provinces des Radiaires, des Entozoaires et des Infusoires contiennent, à côté des vrais Rayonnés, les types les plus humbles de deux autres embranchements, celui des Mollusques et celui des Articulés. D’un autre côté, ces trois sous-provinces correspondent aux trois premiers types de Von Siebold ; les Infusoires d’Owen (1) comprennent les mêmes animaux que les Protozoaires de von Siebold ; les Entozoaires (2) de celui-là sont les Vers de celui-ci ; les Radiaires du premier sont les Zoophytes du second; à cette seule exception près que Ovven rapporte les Annelés à la province des Articulés, tandis que Siebold les range parmi ses Vers. A part cela, les types des Mollusques et des Articulés de ces deux anatomistes distingués sont en parfaite conformité. La situation assignée par Owen aux provinces des Articulés et des Mollusques, l’une à côté de l’autre (3) et non pas l’une au-dessus de l’autre, a sans doute pour but d’exprimer la conviction où il est que la complication de structure, chez ces deux types, ne saurait être une raison plausible de donner soit à l’un, soit à l’autre, le rang inférieur ou le supérieur. Et cela est très-exact.
Plusieurs groupes dont les auteurs précédents ont fait des ordres ou des familles sont, ici, considérés comme classes. Ainsi la classe des Epizoaires d’Owen, qu’il ne faut pas confondre avec celle que Nitzsch a instituée sous la même dé-
(1) Les Rhizopodes sont considérés comme un groupe de valeur égale à ceux des Rotifères et des Polygastriques, à la page 16 des Lectures, mais, à la page 59, ils sont placés comme un sous-ordre des Polygastriques.
(2) Les Turbellariés sont représentés comme un groupe indépendant à la page 16, et rapportés aux Trématodes, comme sous-ordre, à la page 118.
(3) Faute d’espace, j’ai élé forcé, en reproduisant la classification d’Owen dans le diagramme qui précède, de placer les provinces des Articulés et des Mollusques à la suite l’une de l’autre; mais conformément à ce point de vue, elles doivent être placées au même niveau et côte à côte.
nomination, répond exactement à la famille dite desLernées de Cuvier. Sa classe des Ilydrozoaires équivaut à l’ordre des Hydroïdes de Johnston et est identique avec celle dite des Dimorphes, d’Ehrenberg. Ses Cœlelminthes sont le pendant de l’ordre des Intestinaux Cavitaires institué par Cuvier, en y ajoutant le Gordius; tandis que ses Sterelminthcs ont la même portée que l’ordre des Intestinaux Parenchymateux de l’auteur français. Généralement parlant, le lecteur ne doit pas croire que les divisions secondaires mentionnées par les différents auteurs dont j’ai analysé ici les systèmes, aient été établies par eux. Elles sont fréquemment empruntées aux résultats obtenus par les observateurs dont l’étude a spécialement porté sur des classes isolées.; mais ce serait me laisser entraîner trop loin que d’entrer ici dans la discussion de tous ces détails.
La ressemblance de plus en plus grande que présentent les systèmes zoologiques modernes est d’un heureux augure. Ce serait, en effet, grandement se méprendre que de l’attribuer uniquement à l’influence des auteurs les uns sur les autres. Loin de là, cette ressemblance provient en trèsgrande partie de ce que la nature nous est mieux connue. Les observateurs qui sont parfaitement au niveau de l’état actuel de la science possèdent nécessairement à peu près la même somme de connaissances; il est, dès lors, évident que leurs manières de voir ne peuvent plus différer autant que si chacun d’eux n’était familier qu’avec une partie seulement de son sujet. Une connaissance approfondie du Règne animal doit, finalement, produire la conviction que la tâche des zoologistes n’est pas du tout d’introduire l’ordre parmi les animaux, mais que le but le plus élevé qu’ils puissent atteindre est tout simplement de lire les affinités naturelles existant entre les êtres; si bien que plus notre connaissance embrassera étroitement le champ entier de la recherche scientifique, plus parfaite sera la coïncidence de nos opinions.
Quant à la valeur des classes adoptées par Owen, je ferai remarquer encore que de récentes observations, du mérite