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IV. MOLLUSQUES. Pas d’articulation. Ganglions disséminés

Cl. 10. CÉPHALOPODES.

Cl. 11. Ptéropodbs.

Cl. 12. Gastéropodes.

Cl. 13. Acéphales.

Cl. 1/i. Brachiopodes.

Cl. 15. Tuniciers (Ascidies simples).

Cl. 16. Aggrégés (Ascidies composées).

cèles, Dérostomes, Turbelles, Vortex.

Cl. 20. Néhatoïdes (Entozoaires à intestin simple, Gordius, Anguillule).

Cl. 21. Rotifères.

Cl. 22. Échinoïdes (Echinus, Holothurie, Siponcle).

VI. RACÉMIFÈRES. Intestin divisé, bifurqué, rayonné, dendritique, en grappe.

Cl. 23. Astéroïdes.

Cl. 24. Acalèphes.

Cl. 25. Anthozoaires.

Cl. 26. Tréhatodes (Anthozoaires à intestin ramifié, Cercaires).

Cl. 27. Planaires (Dendrocèles, Planaires, etc.).

Cl. 28. POLYGASTRIQUES.

Le système zoologique publié par Ehrenberg, en 1836, présente dans presque toutes ses particularités plusieurs vues nouvelles. Ce qu’il offre de plus remarquable, c’est l’affirmation du principe que le type du développement des animaux est un et identique, de l’Homme à la Monade. C’est la négation complète de la thèse soutenue par Cuvier, que les quatre divisions primordiales du Règne animal sont caractérisées par la différence des plans de structure. Après avoir si complètement et si admirablement élucidé l’histoire de certains êtres organisés considérés généralement comme homogènes avant la publication de ses études ; après avoir démontré à quel degré de complication s’élève la structure intérieure de plusieurs d’entre eux ; après avoir prouvé la fausseté des opinions généralement reçues sur leur origine, il est tout naturel qu’Ehrenberg ait été amené à cette conviction qu’il n’y a, en définitive, aucune différence essentielle entre les animaux regardés comme les inférieurs de tous et ceux qu’on place à la tête de la création animale. 11 venait de révéler au monde scientifique étonné quels sys-

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tèmes compliqués d’organes il y a à décrire dans le corps microscopiquement petit d’un Rotifère; il devait être irrésistiblement entraîné à conclure que tous les animaux sont également parfaits et, comme conséquence naturelle de la preuve qu’il avait fournie, à supposer que tous les êtres animés sont au même niveau, en tant qu’il s’agit de la complication de leur structure. Cependant le diagramme du système d’Ehrenberg montre que, lui non plus, n’a pu se soustraire à l’idée que tous les animaux n’ont point été également doués à ce point de vue. Comme tous les autres naturalistes, il place l’Homme à une des extrémités du Règne animal et relègue à l’autre bout ces types qu’on a toujours considérés comme inférieurs.

L’Homme forme, suivant lui, un cycle indépendant, celui des Nations, par opposition au Cycle des Animaux qu’il divise en Myeloneurés ayant une moelle épinière (les Vertébrés), et en Ganglioneurés n’ayant que des ganglions (les Invertébrés). Il subdivise les Vertébrés en Nourriciers qui prennent soin de leurs petits et en Orphanozoaires qui n’en prennent pas soin. Cependant cette distinction n’est pas strictement vraie, car il y a certains Poissons et certains Reptiles qui pourvoient avec beaucoup d’attention aux besoins de leur progéniture, comme il y a des Oiseaux et des Mammifères qui n’en ont aucun souci. Les Invertébrés sont subdivisés en Sphygmozoaires, animaux qui ont un cœur ou des vaisseaux pulsatiles, et en Asphycto-Vasculaires dont les vaisseaux ne sont pas pulsatiles. Ces deux sections sont à leur tour l’objet d’une coupe qui donne, pour la première : les Articulés, avec des articulations réelles et des ganglions en chapelet, puis les Mollusques, sans articulations et avec des ganglions disséminés; pour la seconde: les Tubulés à intestin simple et les Racémifères, à intestins ramifiés.

Les caractères assignés par Ehrenberg à ses divisions principales obligent nécessairement à admettre une gradation parmi les animaux. La forme sous laquelle il exprime les résultats de ses rcherches est par conséquent la négation de la vérité principale qu’il prétend mettre en lumière,

au moyen de son diagramme. Son idée capitale, celle que

l’organisation est cliez tous les animaux également parfaite, pourrait être exacte; il faudrait pour cela qu’elle impliquât simplement et clairement une perfection relative, c’est-à-dire que, chez tous, le mode d’existence est parfaitement adapté à la fin. Gomme aucun observateur n’a plus contribué à faire connaître la structure compliquée d’une légion d’êtres regardés par tout le monde, avant lui, comme ne consistant qu’en une masse gélatineuse homogène, c’est là une idée qu’on pouvait naturellement attendre d’Ehrenberg. Mais la perfection ainsi définie n’est pas du tout ce qu’il conçoit. Il ne veut pas le moins du monde faire naître l’idée que tous les animaux sont également parfaits, chacun à sa manière; il établit au contraire nettement que : « les Infusoires ont la même somme de systèmes organiques que l’Homme », et l’ensemble de son système a pour but de faire ressortir énergiquement cette manière de voir. C’est spécialement d’après cette donnée fondamentale qu’il place l’Homme à part et en dehors des animaux, non pas simplement comme classe, mais comme division du degré supérieur.

Le principe de classification adopté par Ehrenberg est purement anatomique. L’idée de type est laissée tout à fait de côté; on le voit à la façon dont l’auteur dispose ses classes. Les Myeloneurés, il est vrai, correspondent à l’embranchement des Vertébrés, et les Sphygmozoaires à ceux desArticulés et des Mollusques; mais s’ils sont réunis, ce n’est pas à cause du plan typique de leur structure, c’est seulement parce que les uns et les autres ont un cœur ou des vaisseaux pulsatiles, le corps étant, ou non, articulé. La division des Tubulés rend plus évident encore à quel point il est tenu peu compte du plan structural, car cette section réunit des Rayonnés (les Echinoïdes et les Dimorphes), des Mollusques (les Bryozoaires) et des Articulés (les Turbellariés, les Nématoïdes et les Roliféres), combinés en un groupe unique en raison de ce seul fait : qu’ils ont des vaisseaux privés de la faculté de battre et un intestin en forme de sac ou de tube simple. Les Racémifères comptent, eux aussi, des animaux

construits sur des plans différents et qui n’ont été rapprochés qu’à cause de la structure particulière de leur intestin bifurqué, ou rayonné, ou dendritique, ou en grappe.

Les limites assignées par Ehrenberg à plusieurs de ses classes sont tout à fait contestables, lorsqu’on les soumet au contrôle des principes précédemment discutés. Un grand nombre d’entre ces classes sont positivement fondées sur des caractères d’ordre et non pas sur des caractères de classe. Cela est particulièrement évident pour les Rotifères, les Somatotomés, les Turbellariés, les Nématoïdes, les Trématodes et les Planaires, qui tous appartiennent à l’embranchement des Articulés. Les Tuniciers, les Àggrégés, les Brachiopodes et les Bryozoaires ne sont non plus que des ordres de la classe des Acéphales. Avant que les Echinodermes n’eussent été étudiés aussi complètement qu’ils l’ont été depuis peu, la séparation des Echinoïdes et des Astéroïdes pouvait sembler justifiable. Aujourd’hui elle est tout à fait inadmissible. Leuckart lui-même, qui considère les Echinodermes comme un embranchement distinct du Règne animal, insiste sur la nécessité de les réunir en un groupe naturel. Quant aux Dimorphes, ils constituent un ordre naturel de la classe des Acalèphes, généralement connu sous le nom d’Hydroïdes.

Classification de Burmeister.

Le diagramme qui suit a été formé d’après le Geschichle der Schopfung de l’auteur, Leipzig, 1843, in-8.

Type I. ANIMAUX IRRÉGULIERS.

1 er SOUS-type. Cl. 1. lnfunorla.

Type II. ANIMAUX RÉGULIERS.

2' sous-type. Cl. 2. i>oiypina. Ord. Bryozoa, Anthozoa.

3 e sous-type. Cl. 3. nadiata. Ord. Acalephæ, Echinodermata, Scytodermata.

Type III. ANIMAUX SYMÉTRIQUES.

4* sous-type. Cl. 4. Moiiusca. Ord. Perigymna (Tuniciers), Cormopoda (Acéphales), Brachiopoda, Cephalophora (Ptéropodes et Gastéropodes), Cephalopoda.

SYSTÈMES ANAT0M1QUBS. — BURMEISTER. 333

5 e SOUS-type. .%rthro».oa.

Cl. 5. Ver h es. Ord. Helminthes, Trematodes et Annulati.

Cl. 6. Crustacka : 1° Ostracoderma. Ord. Prothesmia (Cirripèdes, Siphonostomes et Rotifères); Aspidostraca ( Kntomostracés , Lophyropodes , Phyllopodes, Pæcilopodes, Trilobiles). — 2° Malacostraea. Ord. Thoracostraea (Podophthalmes), Arthrostraca (Edriophtlialmes).

Cl, 7. Arachnoda. Ord. Myriapoda, Arachnidæ.

Cl. 8. [nsecta. Ord. Rhynchola.Synistata, Antliala, Piezata, Glossata, Kleutherata.

6' sous-type. Ontcozoa (Vertébrés).

Cl. 9. Pisces.

Cl. 10. Auphibia.

Cl. 11. Aves.

Cl. 12. Mamuaua.

L’arrangement général de la classification de Burmeister rappelle celui du système de De Blainville, mais l’ordre est inverse. Les trois types de notre auteur correspondent aux trois Sous-Règnes de De Blainville : les Animaux Irréguliers sont les Ilétérozoaires, les Animaux Réguliers les Actinozoaires, et les Animaux Symétriques les Artiozoaires. Quant aux Sous-Types des Animaux Symétriques, ils correspondent aux types admis par De Blainville parmi ses Artiozoaires, avec cette importante amélioration, toutefois, que les Malentozoairessont supprimés. Burmeister est moins heureux en réduisant l’embranchement tout entier des Mollusques à une classe unique. Les Arthrozoaires, au contraire, dans l’étude desquels il a rendu d’éminents services à la science, sont présentés sous leur vrai jour. Dans les ouvrages spéciaux del’auteur (1), sa classification des Articulés est donnée avec plus de détails. Je ne mets pas en doute que les idées trés-justes qu’il manifeste, à l’égard de la place des Vers dans

(1) Beilrdge sur naturgeschichte der Rankenfüsser (Cirripèdes). Berlin, 1834, in-4. — Handbuch der Entomologie. Berlin, 1832-1847, 5 vol. in-8; verjipn anglaise, par W. E. Shuckard. Londres, 1836. — Die Organisation der Trilobi'len, aus ihren Vertcandten Entwickelt. Berlin, 1 843 ; version anglaise, par la Roy. Society. Londres, 1847. — Z oonomische Briefe, allgemeine Darslellung der thierischen Organisation. Leipsig, 1856, 2 vol. in-8.

l’embranchement des Articulés, ne soient la conséquence de sa profonde connaissance des Crustacés, des Insectes et de leurs métamorphoses.

Classification d’Owen.

Le diagramme ci-dessous est tiré des Lectures on the Comparative A natomy and Physiology of the Invertebrate Animais, 2* édit., Londres, 1855, in-8.

Province. VERTERRATA. Myelencephala {Owen).

Cl. Mammalia.

Cl. Aves.

Cl. Reptilia.

Cl. Pisces. Ord. Dermopteri, Malaeopteri, Pharyngognathi, Anacanthini, Anacanthopteri, Pleclognathi, l.ophobrancliii, Ganoidei, Prolopteri, Holocephali, Plagiostomi.

Province. ARTICULATA. Homogangliaia (Owen).

Cl. Abaoikida. Ord. Dermophysa, Trachearia, Pulmotrachearia, Pulmonaria.

Cl. Insecta. Sous-classe : Mybiapoda. Ord. Chilognafha et Chilopoda.

— Hexapoda. Ord. Aptera, Diptera, Lepidoptera, Hymenoptera, Homoptera, Slrepsitera, Neuroptera, Orthoptera, Coleoptera.

Cl. Cbustacea. Sous-classe : Entomostraca. Ord. Trilobites, Xiphosura, Phyllopoda, Cladocera, Ostracopoda, Copepoda.

— Malacostraca : 1“ Edriophthalma. Ord.

Læmodipoda, Isopoda, Amphipoda.

2° Podophlhalma. Ord.

. Siomapoda,. Deca-

poda.

Cl. Epizoa. Ord. Cephaluna, Brachiuna, Onchuna.

Cl. Annellata. Ord. Suctoria, Terricola, Errantia, Tubieola.

Cl. Cirripedia. Ord. Thoracica, Abdominalia, Apoda.

Province. MOLI.USCA. Heterogangliata (Owen).

Cl. Cephai opoda. Ord. Tetrabrancbiata et Dibranchiata.

Cl. Gastebopoda. A. Monœcia : Ord. Apneusta (Koll.), Nudibran* chiata, Iuferobranchiata, Tectibranchiata, Pulmonata.

B. Dkecia : Ord. Nucleobranchiata , Tubuli-

branehiata , Cyclobranchiata , Scutibranchiata, Pectinibranchiata.

Cl. Pteropoda. Ord. Thecosomata, Gymnosomala.

Cl. Lamelubranchiata. Ord. Monomyaria et Dimyaria.

Cl. Brachiopoda. Des familles et point d’ordres.

Cl. Tunicata. Ord. Saccobranchiata, Tæniobranchiata.

Sous-province. RADIAR1A (1).

Cl. Echinodermata. Ord. Crinoidea, Asteroidea, Echinoidea, Holothurioidea, Sipunculoidea.

Cl. Bryozoa. Des familles seulement.

Cl. Anthozoa. Des familles seulement.

Cl. Acalephæ. Ord. Pulmograda, Ciliograda, Physograda.

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