Juvénal , x. g5. Pers
4- Possessores , qui étaient souvent aussi chargés de quelques missions pour les intérêts de la curie , et investis de son autorité décréta ordinis , Cod. de neg. gest. et de dec.
5. Il faut en excepter cependant les individus attachés aux communes en qualité de médecins , de professeurs :
Montesquieu attribue un des principaux mobiles des grandes choses que fit Rome dans tous les temps de son histoire. Les emplois publics étaient des charges souvent très onéreuses , et jamais lucratives : on était obligé d’accepter les fonctions de décurion , comme en Angleterre celles de shérif ', aussi honorables, mais également gratuites et fatigantes. Ces places imposaient de plus une responsabilité dangereuse. La seule récompense des peines que prenaient ces hommes respectables était quelques honneurs frivoles “ et d’avoir le rang de nobles s parmi le peuple; car n’est-il pas juste, dit le Code, d’honorer cette noblesse qui souffre tant
ceux-là , sans doute , étaient payés , mais ne faisaient point partie de l’administration. Ils furent long-temps préposés par l’autorité centrale, et ne devinrent à la charge des communes que sous Vespasicn. (Sueton. Vit. Vesp., cap. 18.) Pline, liv. x, ép. rv. i3.
i. Pline x, ép. 114. Il faut, en Angleterre, avoir au moins deux cents livres sterlings de rentes pour être nommé shérif, et on serait soumis à une amende de cinq cents livres sterlings si on refusait cet emploi.
a. Suificiunt tunic.r summis ædilibus albæ. Juv. Sat. 3. Quis non diligendam putat colendnmque cam nobilitatem , quæ gravissimas pro sainte publica molcstias aut spontc subit, aut a legibus subire cogitur? Cod. de dec.
de fatigues et d’ennuis pour le bien public, soit de son gré, soit qu’elle y soit contrainte par la loi.
Ces^magistrats avaient sous leurs ordres les percepteurs des contributions , susceptores , censïtores't Sur la fin même de l’empire, il * Releva une nouvelle magistrature sous le nom de défenseurs du peuple * , qui étaient chargés de veiller aux intérêts de chaque commune, de la protéger contre les empièlemens du fisc, ainsi que sont aujourd’hui les conseils de préfecture; ce qui complète l’analogie de l'administration à cette époque, et la forme qu’elle a aujourd’hui en France. Nous avons trouvé utile, dit le Code, d'instituer ces magistrats, afin que le peuple, innocent et tranquille, puisse, avec l’appui et les conseils des défenseurs , jouir paisiblement du fruit de ses travaux. Cicéron parle souvent de ses municipaux d’Arpinum i. * 3 et des intérêts de la commune, qu’il s’occupait de protéger; il avait fait recevoir son fils édile dans cette vue. En effet, le bonheur et l’industrie des campagnes dépendent de l’indépen-
i. Cod. Tli.'de opp. pub.
a. Cod. Th. de def. civ.