‹ De l'esprit d'association dans tous les interêts de la communautéChapitre 13 sur 77 · Sozomène, ibid · texte numérisé non relu

Sozomène, ibid

égale opposition , rétablit; il fit rendre aux communes les terres qu’à sa grande honte , dit-il, Constantin avait enlevées. L’e.xislence des communes se conserva sous le Bas-Empire, suivant les modifications qui avaient lieu dans le régime administratif depuis Justinien. Ce furent les évêques et autres ecclésiastiques qui présidèrent les conseils municipaux en Italie. C’étaient les comtes ou leurs préposés dans les Gaules qui remplaçaient les préteurs romains, mais avec des municipaux toujours au choix de la communauté. Les revenus consistaient également en biens-fonds et en taxes ou redevances quelconques. Une ordonnance d’Arcadius 1 confirme les octrois accordés aux villes ; et on rencontrait dans toutes les Gaules, à côté des douanes impériales , les bureaux appartenant aux cités pour la perception particulière de leurs octrois. Tel était le régime de cent cinquante villes dans les Gaules, quanti Clovis en fit la conquête. Il le laissa subsister, et elles se conservèrent ainsi sous les rois des deux premières races : alors ces institutions se perdirent dans les envahissemens de la féodalité, ou du moins il est difficile de connaître

i. Réglement concernant les municipalités, tom. I, p. 8.

dans ce temps de barbarie ce qui peut s’en être conservé. Ce serait une élude curieuse que cette recherche; et j’ai la conviction qu’on trouverait des documens qui montreraient une suite presque non interrompue de ces conseils , soit sous le nom de justice des seignéurs , soit comme faisant partie des hôtels-de-ville sous d’autres dénominations , jusqu’au rétablissement authentique de leurs privilèges dans le douzième siècle : ce qui le ferait soupçonner, c’est que les traces de ce gouvernement se rencontrent dans tous les pays qui ont des archives de ce temps, telles que l’Italie et l’Espagne. Jusqu’aux neuvième et dixième siècles, Naples avait -un corps municipal , des consuls électifs et un chef de la milice amovible 1 2 3 i Barcelone de même, sous l’autorité du comte ou du viguier , son subdélégué.

Le véritable retour vers ces utiles institutions ne s’opéra cependant qu’à la fin du onzième siècle, où la plupart des villes en Italie * , en Espagne s, et bientôt après aux Pays-Bas 4’

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