CONCLUSION
Cum dederit libi Dcus requiem 9 labore tuo, cl a concussione lu* , et a lerrilule dura , qus anlca' servisti. Terra gavita est et exoltavit.
Isaia, cap. XIV , V. 3 et
Et in omai opéré niaouum tuarum cris in Iclitia. /
OEtrr., cap. xvt, v. îS.
Et bcatos vol dirent omnei gentea : critia enim \os terra deiiderabilis. Malac., cap. ni , v. ta.
Après avoir étudié l’esprit d’association dans tous les intérêts de la communauté, il ne reste plus qu’à l’observer dans l’harmonie qu’il établit entre ces mêmes intérêts , et c’est là surtout qu’il brille dans tout son éclat. On se représente' la société comme composée d’une multitude de cercles qui s’enchaînent, se croisent t s’unissent, et forment un faisceau indissoluble; on voit cette foule de planètes, roulant sur leur orbite autour de l’astre bienfaisant qui les
vivifie, qui les éclaire; les couleurs de ce ta-*bteau sont variées, mais se fondent dans des teintes douces et harmonieuses ; on croit entendre ces accens mélodieux auxquels Cicéron comparait une république bien organisée, ce concert de chants et d’instrumens qui s’unissent, se confondent par désaccords parfaits'* L’esprit d’association , de fraternité , de conseil , de confrérie , est naturel à la société , comme la société l’est à l’ordre de la nature; c’est lui qui adoucit les passions, calme la violence , protège la faiblesse ; ses liens de sympathie et d’affinité fortifient les liens sociaux , il mêle un charme de mystère , de fidélité , d’épanchement , aux situations les plus fortes comme aux existences les plus paisibles : ici , il tempère le courage austère; là, il ennoblit les fonctions pénibles * , il couvre l’industrie de son égide et le malheur de son voile.
■ i., Ut in finibus , etc., etc. Fragm. de Rcp., lib. II.
a. Lea Cosaques Zaporogues s’étaient formés en association redoutable , et occupaient plusieurs provinces russes. Leurs lois singulières, leur caractère aventureux, avaient engagé plusieurs grands seigneurs russes à se faire inscrire sur leurs contrôles. Potemkin était du nombre : voilà le système d’association d’un pays guerrier. Les travaux de la pèche et la vente du poisson qui sert à la nourriture de
En résumant les effets merveilleux que nous lui avons vu produire, on peut juger combien sa marche a été grande et assurée.
Ses premiers soins ont été d'unir les hommes par des rapports sociaux , pour assurer leur indépendance et leurs droits 1 ; bientôt il les suit dans le travail avec cette confiance , cet accord, qui surmontent tous les obstacles et parviennent à tous les succès * ; alors il les rend capables de tous les sacrifices pour défendre leur bien-être, pour honorer leur richesse 5; il porte partout la lumière et la force ; il embrasse chaque partie des connaissances humaines pour les perfectionner, les étendre, les diriger 4; il veut répandre l'instruction dans toutes les classes 5, comme le bien-être dans toutes les familles. Parvenu à ce point de grandeur , de puissance,
la moitié de FAngletere, sorte d'agriculture nouvelle, donnent assez d'importance à la corporation qui s’en occupe , pour qu’un des fils du roi ait voulu en faire partie : voilà le système d’association d’un peuple industrieux . i. Associations municipales, lib. II, cap. a. a. Associations industrielles, id., cap. 3.
3. Associations militaires, id., cap. 4- 4- Sociétés d’agriculture, des arts et manufactures; compagnies de commerce , lib. IV, câp. 1, a, 3 et 4.