CHAPITRE VI
Des associations académiques et littéraires.
Disputant super lignis , a cedro quae est in Libano, usque ad hyssopum quae egreditur e pariete et disserunt de jumentis , et voluçribus, et reptilibus, et piscibus.
Reg. , 3 , cap. iv, y. 53.
Multitudo sapientinm 6anitas est orbis terrarum.
Sap., cap. vi, v. a6.
Et si diviti» appetuntuf invita, qnid gapientialocupletiut quae operatur otania. Sap. , cap. 8 , y. 5.
JNon, ce n'est point une idée fantastique, on rêve extravagant, qite ce projet du célèbre Bacon (1)., de former une association générale parmi ceux qui se livrent à l'étude des sciences et des lettres dans le monde , de leur fournir tous les moyens, toute l'assistance, pour qu'ils puissent se consacrer uniquement à leurs travaux , se communiquer leurs recherches , et profiter mutuellement de leurs lumières pour le bonheur des hdtames. Ne Favons-nous pas vu réalisée de
. (1) Bacon, de Augm. Scient, lib. a, et la nouvelle Atlantide.
nos jours cette idée heureuse au milieu des guerres les plus sanglantes i Xesseciétés -sayaotes correspondaient entre elles comme en pleine paix; des passe-ports , -des «eeonmmiidations étaient accordés aux expéditions lointaines (i) , des sauvegardes garantissaient les bibliothèques , les établissemens publics, et un étranger recevait à l'unanimité le prix proposé par le premier corps «avant <le l'Europe (2).
En effet , l'étude des hautes sciences , les charmes de la poésie, les prestiges des arts, élèvent les hommes au-dessus des passions communes; elles les unissent .par des liens trop forts , pour céder à des coraidérations vulgaires; et l'esprit d'association se retrouverait parmi les hommes studieux eféclairés , s'il se perdait dans le monde. Le nom même de savant est synonyme en hébreu de celui d'associé, tant il parait naturel de supposer que les connaissances profondes ont besoin de se prêter un mutuel appui (3). L'étude ne s'accommode pas de l'isolement, dit Gicéron;
(1). Passe-ports accordés a Lapeyrouse et aux autres expëditionsnlç ce genre.
(2) Sir Humjihrey d'Avy* po»r le prix du gattenistae* en 1809.
(3) Vockerodt, Inlr. m not. Soc. Lit., p. 56, cap. x, sect. v.
< ffî )
elle veut des compagnons de Ses travaux , tantôt; pour les instruire, tantôt pour apprendre elle^ même , tantôt pour écouter , tantôt pour discourir (i). De là ces collèges de prêtres égyptiens, de lévites; ces sectes de philosophes de la Grèce, premiers modèles de l'association des enfans du génie. On voyait , dans les bosquets de T Académie, ces réunions d'hommes passionnés pour la connaissance de la nature et de la divinité , ayant abandonné leur famille , le monde, et les affections les plus tendres , pour se livrer waiquement à 1 étude: une allée séparait les systèmes, Zenon apprenait à supporter les peines d-ç la vie, Epicure à jouir «de ses biens, Socrate annonçait le vrai Dieu > Platon la vraie sagesse. Doctes entretiens! sublimes rêveries ! qui, dispersés bientôt par la conquête, ne reparurent plus qu'un moment sous les beatix ombrages <Je Tusculum.
Après tant de siècles de barbarie, il est doux: de penser que ç 'est à un monarque français qu est dû le premier retour des associations littéraires. Charlemagne créa dans ton palais une académie > où il admettait les sa vans déports las pays; il y çxwtait le nom de David ; le célèbre Alctihi celui <lïï<trace, et un gentilhomme , nommé Agilbert, celui
(1) Cic, deOfEc, lib. i.
tTHomère, et l'archevêque de Mayence s'appelait Damœtas. I/emperejir avait établi cette règle, afin d'éloigner de ces réunions toute prérogative gênante; et les personnes qui en faisaient partie, conservaient même hors de leur séance cette douce familiarité: Vous êtes, je pense, en Saxe, Damœtas , écrivait Alcuin à l'archevêque; Homère ^est en Italie , et nos autres associés sont répandus en différens lieux; Dieu veuille que David rev vienne bientôt parmi nous, ainsi que tous ceux qui accompagnent ce prince victorieux(i)! » Charlemagne savait à peine écrire , ce qui est rare dans un académicien; mais il savait régner, ce qui n'est pas moins rare dans un roi; il voulait que ses sujets fussent plus instruits que lui, et ne pensait pas que l'ignorance fût bopne à rien , pas même au pouvoir absolu. Pendant que ce grand homme étendait ainsi sa munificence sur les lettres, qu'il traçait des canaux pour unir les mers, 41 vendait par économie les légumes de ses jardins, il portait des peaux de mouton poui; diminuer le luxe de sa cour, et dictait des traités .d'économie politique dans- l'intervalle de deux victoires (3). Il fut un temps où il était fort à
là mode en France ,' et on ne parlait Ijue de lui
(1) Alcuin , épis toi ae.
(2) De Gest, Carol. mag. • '
(477) sur les théâtres et à la tribune, dans les poèmes et les décrets; tout-à-eoup il n'en a plus été question, et heureusement c'çst Henri IV qui lui a succédé. En effet , dans l'état où nous sommes, la poule au pot vaut mieux qu'une thèse de réthorique, écrite surtout dans le latin de ce temps. Henri IV d'ailleurs aimait les lettres, comme François I.er, commç tous les princes de sa maison , jusqu'à saint Louis même, qui, tout, saint qu'il était, préférait, disait-il, un prud'homme > à un béguin (câgot) (i).
C'est à cette protection puissante que les sciences et les lettres durent en France leurs pro-, grès rapides. Dès le. treizième siècle, les palais des souverains, les châteaux des grands seigneurs, renfermaient, sous le nom de cours d'amour, de véritables académies, où des questions étaient proposées, des prix accordés, et qui furent les. parfaits modèles des associations littéraires, telles qu'elles ont été établies depuis. Les dames les plus spirituelles présidaient ces réunions , en dressaientles procès -verbaux , rédigeaient les réglemens , et distribuaient les prix. Princes , chevaliers , troubadours, accouraient de tous côtés à ces combats nouveaux de résprït et du goût; délassemens glorieux d'exploits plus glorieux
(1) Joinville, Mém. Retranchez de ma table pour payer mes lecteurs, disait Henri IV*
encore. Les rangs, les distinctions, s'effaçaient dans cette école de la galanterie , on le mérite fceul était compté , où l'esprit ajoutait l'éclat au courage, et la grâce à la beauté. C'est là qtie naquit la poésie française à la voix d'un prince aimable (1), et où le» dons du génie commencèrent à rivaliser avec les avantages de la naissance (2) et de la fortune (5), L'institution des •feux Floraux rappelle encore ces heureu* temps, et le nom de Clémence Isaure rend plus touchant leur souvenir.
L'amour des lettres ainsi fondé surmonta les troubles , lés guerres et les dissentions politiques , et acquit souvent par elles de nouvelles forces, en servant de consolation contre les maux qu'elles entraînent. Richelieu, en créant l'Académie française , ne fit que donner une organisation fixe à des* entretiens périodiques qui avaient lieu chez dtfitéFens particuliers, à des réunions littéraires
(i) -Thibaut, comte de Champagne M
•(2) Philippe-le Long , comte de Poitiers-, et depuis roi de France , ne voulait dans les charges de Fétat que des, poejes, afin, disait-il, de pouvoir tenir à toute heure cour d'amour. Voy. Casenetwe , Oiigine des' Jeux Floraux, bibl. acad, , tom. FX. 4
(3) Gerffon, comte de Champagne et de Normandie, nlexigeait pour rançon de ses prisonniers que. de* vers en sa' faveur. Caseneuye, id. , p. i38.
qui craignaient Véclat, et ébrX beaucoup de roendbares reçurent avec peine T'espèce d'hommage solennel qui leur fot fendto (r) ; Vautres associations se formèrent bientôt, à l'imitation de celle-ci, pour l'étude des sciences (2) et les reoheDcbes de l'antiquité (3). Les unes et lés autres attirèrent les regarda de ee monarque, dont le siècle ajpris le nom, et1 qui ne négligeait rien de oequi pouvait* djpu ter à l'éclat de sou trône ou à 1a gloire1 «te so« règne» B> réunit les savans et l©Sr gens, de lettoes à sa cour, créa- pour eux une existence* honora We , indépendante, si favorable à l'étude et à la contemplation.
Di y a, partout àest savans et dès poètes ; en Erasrce seulement; il y a d£s gens de lettres, c'estànîire des hommes dont la vie entière peut être consacrée à l'étude , sans qu'ils soient obligés d'y mêler les travaux d'une autre profession. Tranquilles, sur leuq sort, sous les auspices d'une seconda Brovidfence qui veille à leurs besoins, csesi entms des Mjdses eV d'Apollon ne • s'bcciu*pent que de leur renommée et du bien de leur pays. Et qu'ont ne fcroie pas que cette dépense soit, improductive i> l'État! L'utilité dont elle a été pour lfagiioulture, l'industrie, le commerce,
(1) Pélisson , Hist. de l'Acad. , IntrocK
(a) Académie des Sciences, en 1666.
(3) Académie des Inscriptions et Belles-Lettres*
.É^MÉHWtai
çst mille fois au-dessus de la faible charge quelle aura occasionnée. La Grange, Laplace, Bertholet, Monge, Chaptal, Cuvier, auraient-ils porté si loin leurs utiles travaux , s'ils n'avaient été que le délassement de professions pénibles ou de pratiques assidues ? Corneille et Racine auraientils produit tant de chefs-d'œuvre , s'ils avaient été chefs de bureau du contentieux, ou référendaires à la cour des comptes? Quelle liquidation aurait valu Athalie et Cinna ! La société même devait en France une grande partie de ses agrémens au concours des gens de lettres , et à l'existence que donnait l'esprit dans le monde ; les salons établissaient de nouveaux rangs, donnaient de nouveaux litres , pour lesquels les anciens n'étaient nullement comptés: plaire était le seul, mot qui voulut dire mériter. Les femmes, qui présidaient encore ces nouvelles académies, étaient inexorables sur l'ennui et les prétentions ; la sottise ne trouvait grâce à leurs yeux qu'à force de. bonté , l'orgueil de politesse , le vice de dehors vertueux, la raison même, de gaîté. Ceux qui refusaient de plier sous ce joug, des grâces et des manières, allaient se faire respecter par des subalternes , qui leur conservaient des hommages plus faciles à obtenir (1).
(1) Grimm dit, dans ses Mémoires, que le maréchal de
De pareilles associations avaient lieu dans lel autres pays de l'Europe; en Italie, sous le nom de humoristi, otiosi, qui rappelaient le caractère de leur réunion (1). Dès le quatorzième siècle, une académie fut fondée à Strasbourg (2) , et bientôt il y en eut dans toutes les grandes villes d'Allemagne. Lai société royale de Londres dut également .son origine à des entretiens savans au milieu des troubles et de l'oppression : elle fut la consolation de ces temps malheureux , dit le docteur Johnson (3) , et bientôt aussi leur remède; les occupations scientifiques détournèrent l'attention des affaires publiques; mais le chefd'œuvre de toutes tes associations littéraires n'eut lieu que de nos jours, dans la création de l'Institut ; de cette grande académie des académies, présentant l'ensemble de toutes lés connaissances humaines, réunies par un lien ho-
norable et une organisation parfaite. •
Saxe préférait la société des actrices et des personnes de classes inférieure/s , parce qu'il trouvait qu'on ne lui rendait pas assez dans la bonne compagnie»
(1) Alberti Discorso del. Orîg. Aead., p. 2. Diction, de Trévoux , Académies.
(2) Mém. de l'Institut, t,XV, an. 1799; 2.* classe.
(3) Tôm. III, p. 54. The Idler. Il attribue le même effet aux écrits périodiques publiés par Addisson à cette ipoque.
( 4fc )
Il $st intéressa^ d'obçerve? eo&b&a l'esprit d -association dans ito lettres s'jast perfectionné à roeswe des pmgpès qu'elles ont faite. Les puejpjières tfétf0*<ws littéraires , Jes sectes philosophique* 4e la Grèce, étaient plutôt des écoles que des académie?. ILWq» existait sa»s cloute çi#:$ !e$ 4i$çiples fet les maîtres; mais:la division ïiéguiait dans les doctrines; Ja jalousie, la haine, k^itaie^t le Portique, le Lycée, l'Académie, et ^iyisaieDjt les systèmes*.
Les a<îa4é roies modernes eurent plus d'urbanité comme plgs de ltwuièies; elles s'attachaient moins à jdiscuter la nature des opinions, qu'à distinguer les hommes de génie qui avaient avancé les progrès de la science. L'académie française' réunit Jes poètes , les orateurs , les moraliste? et ' les historiens; l'académie des arts, la peinture, la sculpture et l'architecture ; celle des sciences , l'astronomie , les fautes mathématiques et l'histoire naturelle; enfin, celle des inscriptions, l'étude des langues savantes et de l'antiquité; mais il manquait à ces diverses facultés un lien qui les unit. En effet , arrivées à un certain degré de perfection , toutes les sciences se touchent , ont une sorte d'affinité , d'alliance , de parenté entre elles, dit Cicéron (1) , qui les rapprochent;
(1) Cicer., Or. pré Àrchia poetà.
chacune se rencopt,rje sur le domaine de l'autre, çt a besoin jde $PP appui, <\ç ses lumièrçs + pour marcher de coircerf; vers de nouveaux progrès» C'est en s'appKquant aux arts usuels , que la chimie a été si utile au monde; c'est par les agrémens du style, 1&ue l'érudition est parvenue à plaire, et h science ji rendre plçs sensibles ses admirables ^ççquyçrtiçs. Jjq Jien ,qtû réunit ces différens dons do génie est Je meilleur encoura* gement à tous , en les rendant solidaires les uns des autres ; ainsi, lorsqu'une classe de ^institut est faible, l'éclat des autres la soutient, lui laisse le temps et le moyen de Regagner bientôt le niveay, et peu fc être à son tour la supériorité» Le génie, dit Colin * d'Hârleville, a présidé.l.tU:mêiAe & cette touchante réunion (i)*
Enfin ie ^us rassemble , çxfâa je yous revoi ,
Vous , longTJemgs ffjNfëfeXy* 4e l'?^1^, e* 4e W.ï >
Vous mes enfans , dit-H . nés tous de mes trois filles ,
Qui sembliez déjà composer- trois familles;
Ah ! n'en formiez plus, qu'unç, ah ! ne vous quittez plus.
Je sais. . . . car dj;s long-temps dans tous vos cœurs je Ju*#
De vos travaux je saisque}le est la différence ;
Je connais de vos goûts la fî^re indépendance
Et ne veux point gêner ; réprimer vos pencha nsj
lie génie est bien loin d'enchaîner ses enfans :
(i) Colin d'Harlevilk) tom. XI]!, Jgqnou d> .rinjtfit. , année 1799»
Si*.
Mais si parfois vos goûts , vos travaux vous éloignent, Que mille autre» motifs tôt ou tard vous rejoignent: Ouvrez les yeux* songez de qui vtous étés nés j A quel sublime emploi vous êtes destinés. Le ciel, qui vous a tous envoyés sur la terre, A 8.U. vous imprimer le même caractère; Celui qui du soleil .mesure la hauteur, N'en admire pas moins son immortel auteur Que celui qui démêle un insecte, un brin d'herbe. Oui, du faible arbrisseau jusqu'au cèdre superbe, Tout est le digne objet de vos travaux divers j L'un répand les trésors que l'autre a découverts ; Celui-ci sait les peindre, et celui-là les chante -9 Tous remplissent enfin la mission touchante De rendre les humains plus heureux et meilleurs.
La science, du goût formant les nourrissons, Recevra d'eux, pour prix de ses doctes leçons, Ce charme qui lui manque et qu'ils ont en partage ; ' L'un par l'autre , en un mot , vous vaudrez davantage ; Et la gloire d'un seul rejaillira sur tous.
: . . Ici de son discours
La teadresse et la joie interrompent le cours. Tous, d'un seul mouvement, se lèvent et s'embrassent; Us s'observent l'un l'autre avec ravissement, Se demandent entre eux par quel enchantement, Sans se voir, sans s'aimer, si long-temps on put vivre.
On jure au nom du ciel et devant le génie
De ne former jamais qu'une famille unie
Par l'amour du travail et de la vérité , . *
Par le respect des mœurs et par l'humanité ;
De se chérir toujours comme 'égaux, comme frères,
Et, tout en admettant des liaisons plus chères,
De n'avoir tous qu'un cœur , et , par divers chemins ,
De tendre au même but.... le bonheur des humains» t
Cette admirable association donna bientôt l'idée d'une autre plus ingénieuse encore, et plus importante, qui sembla en qpelque sorte le complément de celle-ci. La réunion de toutes les connaissances humaines en un faisceau aurait formé dans la société un corps peut-être trop puissant sous un monarque ami des lettres , trop négligé sans doute sous un prince conquérant, si Ion n'avait pas rattaché cette fédération à l'Etat par des devoirs et des distinctions. Ce nouveau lien se trouva dans l'institutfon de la Légion^ d'Honneur; véritable association de gloire et de sacrifice, de içérite et de récompense, source féconde de hauts faits et d'utiles travaux» Un savant modeste fut le premier nommé à ce corps auguste, et revêtu de sa plus haute charge, celte de chancelier , comme pour consacrer la supériorité de la pensée ; bientôt le soldat , couvert de blessures , se vit avec plaisir associé aux hommes les plus puissans et les plus distingués de l'Etat;' le magistrat , le savant, l'administrateur, se glori-
fièrent de porter le signe révéré dé là valeur; il ne fut plus alors question de la prééminence d'aucune de ces professions qui , toutes, ainsi que les sciences, se trouvaient réunies par les mêmes attributions; et on vit s'élever, comme à Rome, un temple consacré à l'honneur et à la vertu.
Que les grandes ombres de Çharlemagne, de François I.er et de Louis XIV seraient satisfaites > ai elles revenaient sur la terre j en voyant les progrès que le génie a dû à leur puissante protection l qu'elles aimeraient à comparer le point d'où on est parti sous leur règne, et celui où Ton est parvenu ! elles se féliciteraient alors d'avoir appelé près de leurs personnes, et recueilli dans leurs palais, ces enfans des Muses et du génie , qui passent doucement sur la terre pour l'éclairer çt l'enrichir, sans jamais lui coûter une larme ; elles souhaiteraient qu'il leur fût toujours accordé le même appui, et de voir multiplier dans, toutes les grandes villes de leur royaume de semblables institutions, telles que sont les académies cle Montpellier, de Dijon, de Toulouse, de Rouen, de Bordeaux , etc. , e te, , etc.
N'y aurait-il pas même une faveur nouvelle, qu'un des successeurs de ' ces princes éclairés pourrait accorder aux hommes distingués de la capitale, dans les sciences, les lettres et les arts,
ce serait de les réuiflr dans un grand édifice national , près d'un jardin consacré a l'histoire naturelle , tel que le jardin des Plantes ou le Luxembourg, sous les àtispices cftia prihce qui j ferait sa résidence. Là seraient réunis les musées , les bibliothèques, les ateliers, les laboratoires , les cours publics de toutes les sciences , l'école des mines > les pôtitt-et-chàtiîssées. Ce serait la république des lettres fondée dans la monarchie de la liberté, oit > si on ne roulait pas éloigner autant cette institution du Cèfltre de là capitale , on pourrait lui assigner un local tout bâti , et qui n'aurait besoin que d'être autrement distribué; tel que le Palais-Royal , en chassant de sou enceinte les honteuses Corporations qui Phabitént, et^ui eh foùt na autre de crime et de corfrj jttirîà. Eh^utrf , c'eit 1er ministère des tiidefufs et de YôpU riioti qui éndotttage ces affreux déicmlf es ! c'est sût le produit dd Vol, de la hôfttë et dû désespoir qu'est établi lé btidgit de la Sûreté publique; et un princ* illustré, d&tàtigtïé par Ses lumières
et ses vertus, habite près de ce ffiéron, dû Meréta* toletu*, et de la Vent» fodle ! Ah ! qu'il lui soit permis de châsse* un jour dé son palais ces hôûtettéeé divinités, d y admettre à leur placé Apolîôû et les Moses, et la stattte dû véritable amour, ainsi qu'on la voyait dans les jardins dé f ancienne académie î