‹ De l'esprit d'association dans tous les intérêts de la communauté, ou, Essai sur le complément du bien-être et de la richesse en France par le complément des institutionsChapitre 33 sur 35 · avoine... J · texte numérisé non relu

avoine... J

, Les 2.*, 3.° , 4.e et 5:e lots peuvent être ensemencés à dater de la première année , à la volonté du fermier.

D'après ce mode d'assolement , on voit qu'au bout de six ans tous les terrains ont rapporté alternativement les mêmes récoltes , sans compter les navets y pommes de terre, pois, etc., etc. Mai? pour cela il faut surtout avoir soin de répandre abondamment de l'engrais et de nettoyer chaque fois la terre parfaitement. *

Cette culture est celle de la plus grande partie de l'Ecosse , et de beaucoup de provinces de l' Angleterre.

Ce changement n'a pas échappé à quelques observateurs •ingénieux et sa vans. Un d'eux , qui se distingue autant par ses connaissances et son esprit que par son désintéressement et ses soins pour l'humanité, M. Lucas , docteur en médecine , et directeur des eaux de Vichy, a eu la bonté de me communiquer quelques observations qu'il a été k même de faire sur ce sujet , le lecteur nous saura gré de

les lui transmettre 9 et regrettera comme nous qu'elles ne soient pas plus étendues :

<( La grande influence de ce qu'on appelle le moral , sur ce qu'on appelle le physique 9 est un fait général incontestable ; des faits nombreux la confirment chaque jour. » (Cabrnis, n.° mémoire.)

La pratique de la médecine a étendu au caractère des maladies ce que Cabanis appliquait seulement à l'homme en état de santé, et le changement opéré dans les maladies des gens de la campagne en est un exemple qui mérite l'attention du médecin.

Les maladies des gens de la campagne avaient une marche fixe, les crises étaient généralement régulières, les indications faciles k saisir , le traitement plus méthodique; l'organe seul était malade, et 668 rapports avec les tempérament primitifs ou acquis modifiaient le traitement.

Aujourd'hui les maladies des gens de campagne présentent les .mêmes irrégularités que Jes maladies des gens tle ville.

L'homme de la campagne a étends ses relations ; il vit dans de fréquens rapports avec l'homme des villes , il n'est plus étranger aux intérêts de son pays: l'instruction, son intérêt, ont modifié ses sensations. lie système nerveux, souvent agité par les secousses d'une vie de rapports moins uniformes, plus étendu , entrave le développement des maladies , rend les crises moins complettes, la médecine est plus agissante. Les maladies chroniques deviennent plus fréquentes, parce que les organes du système digestif sont atteints -d'une faiblesse relative, dont la cause se trouve dans l'état du centre* épigafrtrique, sur lequel l'in-r lluence morale a un effet bien reconnu*

ié'

La dégénération scrofuleuse, endémiqfe clans les villes et dans les pays de manufacture, s'établit d'une inanière effrayante dans les pays de montagnes , dont on prescrivait l'habitation pour la guérir, ou au moins pour enrayer son développement. La loi* de la conscription , ?a sévérité de son exécution , me paraissent en être la causé. La vie errante et malheureuse des jeunes gens qui voulaient s'y soustraire, la crainte d'être découverts et arrêtés, le chagrin qu'ils partageaient avec leur famille réduite à la dernière misère, produisaient cette débilité d'organes reconnue , par tous les auteurs qui ont écrit sur cette maladie , comme cause prédisposante à cette dégénération scrofuleuse.

L'épilepsie est aussi plus commune depuis plusieurs année*. '

Îl est convenu d'attribuer l'état' stationnai re de l'Espagne, et même sa dépopulation , à la découverte de l'Ame-* ri que. J'ai déjà cherche à réfuter en partie cette erreur dans le' discours préliminaire de l'Itinéraire d'Espagne, en ïn'appuyaiit de l'opinion de. M. Capmannf. Les éditeurs <\eV Edihbour g revieu> m'ont reproché de me contredire

à ce sujet, dans ce même ouvrage, où j'ai reproduit, aux articles Burgos et SévWe, une partie des exagérations des auteurs espagnols sur la richesse et le commerce de ces Villes au quinzième siècle. 11 ne faut que s'entendre. Point de doute que les manufactures ne fussent abondantes en Espagne à celte époque , et j'ai dû citer à cet égard les auteurs contemporains, quoique peut-être exagérés. Sitôt que l'Amérique fut découverte , les Espaguols, trouvant a se procurer facilement le s\gae de toutes les marchandises,

pensèrent qu'il suffisait de l'exploiter pour avoir tout le reste en échange. Ils se précipitèrent alors au travail des mines , et abandonnèrent les autres genres de fabrication ; mais ils eurent tort de ne pas prévoir qu'à mesure qu'ils multipliaient le signe, ils faisaient hausser le prix des objets a retirer .en échange , et cela de manière à perdre dans la balance en raison du prix de la main d'oeuvre. Ces manufactures d'argent prospérèrent cependant, et leur pajs comprend aujourd'hui une population de plus de 10 millions d'individus. L'Espagne ne s'est donc pas appauvrie ni dépeuplée , comme on le dit ; elle s'est divisée , elle a étendu ses habitons sur une plus grande surface de territoire , d'un territoire qui lui était plus identique que beaucoup de ses provinces , en raison de la facilité des communications , mais qui pouvait se séparer d'elle. Si on joint à la population de l'Espagne celle des Amériques et des Indes, l'Espagne aurait 28 millions d'habitant , quantité suffisante à son étendue , et qui nécessiterait bientôt des colonisations. Loin de s'être nui par-là, elle était arrivée, au contraire, au moment ou les échanges entre les deux hémisphères étaient si avantageuses à leurs intérêts que leur population et leur bienêtre à toutes les deux augmentaient rapidement. Si l'Espagne avait pu conserver vingt ans la situation don t elle jouissait avant l'invasion, elle serait aujourd'hui une des premières puissances de l'Europe , eu raison de la marche rapide des améliorations; elle sera long-temps la dernière, si elle ne peut rétablir ou son autorité ou les rapports intimes qui en tiennent lieu dans les vastes provinces de l'Amérique qui sont devenues nécessaires à sa prospérité*

On fait avec justice, dit Cicéron, l'éloge de la manière dent Aratus de Sycionue délivra sa patrie de la tyrannie qui l'opprimait depuis cinquante ans. Il ramena soixante exilés, les plus riches des citoyens, et rétablit l'ordre dans la république. À son arrivée, il trouva de grandes difficultés dans l'état des personnes et des fortunes ; car il lui parut injuste de ne pas rendre aux véritables prcpriétaires leurs biens qui étaient passés dans d'autres mains , et en même temps bien dur de contester, aux nouveaux détenteurs, des propriétés de cinquante ans de durée : propriétés qui, pendant un si long espace de temps, avaient subi, sans opposition, tant de mutations, soit par dés héritages, sait par des ventes , soit par des constitutions dotales. Il jugea qu'il ne fallait ni les ôter à ceux qui les possédaient ainsi, ni refuser d'indemniser ceux à qui elles avaient véritablement appartenu; en conséquence , il annonça qu'il Hâtait pour Alexandrie , afin de trouver un moyen de concilier tous les intérêts. Et, en effet , il se rendit auprès de Ptolémée , qui régnait dana cette ville , et qui l'avait accueilli dans ses malheurs -, il lui exposa le sujet de sa visite , et obtint de ce roi puissant une somme d'argent suffisante pour le plan admirable qu'il avait conçu. À son retour , il forma un conseil de quinze des principaux habitans ayant la connaissance de * ce qui s'était passé , et choisis taut parmi ceux qui avaient perdu leurs biens que parmi9 ceux qui les avaient acquis j et il parvint, en faisant l'estimation de ces biens, à persuader aux uns de recevoir une somme d'argent pour se dessaisir de leurs possessions, et aux autres de préférer cette même somme # pour ne pas les réclamer. De cette

manière , il réussit à les concilier tous, et à faire te** naître parmi eux l'union et la bonne intelligence. (Cic. , de Offic. , Ub. ii.)

Je ne doute pas qu'il ne puisse se trouver parmi non» des Aratus qui feraient la part à chacun , si l'on pouvait rencontrer en Europe un Ptolémée qui voulût bien la faire à tous. À défaut de ce souverain magnifique, un peu de. courage, un dernier effort, suffiraient pour opérer par nous-mêmes ce graud œuvre , et par concilier ce qui nous paraît inconciliable. Les arrangemens relatifs à Saint-Domingue seraient plus difficiles , parce que le pays est moins riche pour réparer ses torts ; mais il peut, il dpit le devenir; et, en lui donnant le moyen d'acquitter ses. engagemens, il ne craindra pas de les contracter. U n'est aucun doute que cette île, peuplée encore d'un nombre d'babitans à peu près égal à celui qu'elle avait, pourrait en très-peu de temps doubler, tripler ses productions , si les propriétaires nouveaux ne vivaient point dans la mortelle anxiété de

-voir détruire en un moment toutes leurs avances et leurs mises de fonds ; si les capitalistes américains, espagnols > anglais surtout, pouvaient prendre confiance dans un ordre social reconnu et garanti ; elle présenterait, même par sa neutralité plus de sûreté qu'une possession appartenant à un Etat puissant. Saint-Domingue serait une colonie indépendante, sous la protection de la France, comme les îles Ioniennes le sont sous celle de l'Angleterre, et une guerre ne changerait point ses rapports avec les autres peuples. La France est bien maîtresse , si elle ne veut pas la conquérir, de la donner à la Russie, à l'Angleterre : mais pourquoi ne la donnerait- elle pas aux individus qui la possèdent , au profit en partie de ceux qui y avaient des droits ? Ce moyen de conciliation de tou>

les intérêts serait plus facile, plus prompt, plus efficace que tous les autres, surtout si l'on pouvait prouver, ce que je crois, qu'il n'y eu a point d'autres à suivre.

• Lb parlement -d'Angleterre , voyant combien les demande* des concessions de canaux par entreprises volontaires se multipliaient , jugea nécessaire , en 1 794 , d'établir une suite de conditions fixes qui pouvaient servir de base à toutes les opérations de ce genre ; il en fit dé même pour les réservoirs , bassins ou gares pour les bateaux et entrepôts maritimes, ainsi que pour les cbemins de fer. De cette manière on sait quel est le mode de demande à proposer avant d'entreprendre pareille opération* lie premier point est de se constituer en compagnie portant le nom de l'entreprise , de nommer un comité d'administration, d'avoir une signature sociale, afin île pouvoir acquérir des terrains, les revendre , emprunter collectivement de l'argent, et n'être responsable que de sa mise de fonds dans l'opération. Les actions sont ordinairement de 100 liv. sterl. , divisées quelquefois en demi-* actions , et donnant droit de voter, suivant le nombre qu'on en possède , avec certaines restrictions cependant f pour ne pas donner à quelques membres trop de prépondérance. Après les premières formalités remplies , on procède aux travaux; l'ingénieur, nommé par la compagnie , fait toutes les semaines son rapport au comité , et le comité eh rend compte annuellement a l'assemblée générale des actionnaires»

M. Hassekfratz, considérant l'exploitation des mine* bous le rapport de la métallurgie, a trouvé les rapports' suivans dans la quantité de bois et de houille consommée :

Fontes des minéraux de fer dans les Houille. Bois.

hauts fourneaux i,oo% «54*

Des minéraux de cuivre de fourneaux

à manche 100. 270.

Fonte de canons dans les fours à* réverbère 100. . 3oo.

Verreries. . . . . 100. 3oo.

Il y a presque partout des mines aux environs des canaux -que nous avons tracés ou de leurs embranchemens. Les plus belles sont toutes arrêtées par le défaut de communication; celles d'Ânzin par le mauvais état du canal de Saint-Quentin , celle de Bourganeuf , dans la Creuse , par les mauvaises navigations de la Vierfne et de la- Creuse; celles de Commentry , dans l'Allier , par l'impossibilité de naviguer sur le Cher vers Monluçon ; celles d'Àlais, département du Gard, serviraient aux villes de Montpellier, de Bismes et Lyon , si elles communiquaient facilement avec le Rhône; celles de Boussagnes, Bedaries, Camptlones,.etc, ne sont qu'à douze lieues du canal de Languedoc, et sont transportées sur tout son cours; elles fourniraient à Toulouse, Bordeaux et la Rochelle, tandis qu'elles sont sans utilité, faute de la navigation du Tarn entre Alby et Gaillac. L'Aveyron, les bords du Lot et ceux de la Dordogne présentent des amas de houille superbes qui ne sont pas exploités faute de pouvoir naviguer sur la partie hante de ces rivières. L'ancienne Âuvergue est plus riche qu'aucune autre partie de la France. Il en existe des lieue» entières

entre Essone et firioude , entre la Saine , le Rhône et la tibire jusqu'à Monistrol, et surtout Saint-Etienne et Rivô tteQifers. Ce sont les produits dé ces minés qui arrivent k Paris par le canal de Rriafe; mais ils pouvaient y arriver Il bien méuleur marché, si elles étaient mieux exploitées, fctec plus d'économie et de talent , et si les communications étaient plu* abondantes. C'est a l'exploita tion des mines que l'Angleterre a dû ses canâiii ; pùissions-nonS creuser de nombreux canaux pour parvenir a l'exploita-?

tïon de nos mines!

C'est un mtrihènt favorable aux améliorations de tous lettres «jeté celui 6U les peuples, après avoir été agités par <U& troubles tiotëhs, ont enfin rencontre lé gouvernement <ftri convient a lèuT position et à leurs lumières. Ce feticcès daiis la partie la plus importante de letir réformé éticiaté leur doriiie im vif désir de perfectionner toutes les autres, et patmî elles l'éducation est la première qui §é fcféseiifce. t'eitènsiôii dés droits politiques exige au moins ufaè extension proportionnée de lumières parmi cètti Çtrt doivent y prendre part.

Dé l'importance de l'éducation dérive riàturéllémént fcrile du itiôftè cpii peut le plus efl abréger lès longueurs ei lés difficultés.

Là science de l'enseignement , car c'fcti est une , & eu ses périodes de perfectionnement comme les autres; elle, fut d'abord bornée à la transmission directe , à l'action individuelle, exigeant que le maître fît répéter chacun de- sel élèves, et c'est encore le mode pratiqué aujourd'hui. Oi lent combien cette m4ibode«esi d'une application difficile

à beacuoup d'élèves. Le second perfectionnement a été de classer, de séparer un nombre d'enfans de taême degré d'instruction, et de leur apprendre simultanément la même chose., de les interroger indistinctement, etc., etc. ; et c'est là le progrès que les frères des écoles chrétiennes ont fait faire à l'enseignement $ mais on sent combien ce mode est encore imparfait , puisque toutes les subdivisions ou classemens doivent rester oisifs pendant qu'on fait répéter Pun d'eux.

Enfin parut Y enseignement mutuel qui consiste à se servir des eufans eux-mêmes plus avancés que les autres pour multiplier l'action de l'instituteur vis-à-vis de ehacune de ces subdivisions ou classes , et cela mutuellement, de manière à leur éviter toute inaction , tout retard.

De cette source féconde , comme d'un principe juste une fois trouvé , dériva une foule de conséquences heureuses qui se firent à la fois reconnaître. Les enfans placés vis-à-vis d'eux-mêmes conçurent une émulation., un goût pour l'étude qu'ils n'avaient pas quand les leçons-leur venaient d'autorité et avec l'appareil de la contrainte. L'étude sembla pour eux être devenue un jeu , une action volontaire et une puissance passée entre leurs mains. Ils apprirent en quinze mois ce qu'il fallait avant trois et quatrç ans pour leur montrer. Ils contractèrent de plus des manières polies ? l'habitude de l'ordre , de la propreté , de l'obéissance. Leur intelligence se trouvant dans une lutte proportionnée, ne voulut point rester en arrière, etse développa rapidement. Les punitions et les récompenses acquirent plus de force depuis qu'ils furent eux-mêmes chargés de les décerner. Les unes furent plus humiliantes, les autres plus flatteuses j on ne vit plus de ces enfans paresseux ou bornés sortir des écoles sans rien savoir , après un inutile tour-;

ment de plusieurs années. Tous brûlent de passer d'une classe à l'autre , en devenant instituteurs de celles dans lesquelles ils sont écoliers , et il s'établit ainsi dans toute l'école un mouvement général, une attention, une facilité dont les résultats sont prodigieux.

Une institution si avantageuse aux enfans l'est encore plus pour les instituteurs , dont elle réduit l'emploi a une •impie surveillance ; ils peuvent même s'absenter quelquefois sans inconvéniens , sans qu'il y ait le moindre dérangement dans l'étude et l'ordre de la classe.

Cette méthode a tant d'avantages pour tout le monde , et si peu d'inconvéniens , qu'on ne conçoit pas comment elle a pu exciter la critique et même la calomnie d'un certain nombre d'hommes qui , il est vrai , ne forment' pas la partie de la société la plus éclairée ni la plus raisonnable. Plusieurs brochures ont été publiées sur ce sujet , et leurs auteurs les ont répandues à profusion , espérant, comme les gens faibles, suppléer par le nombre au défaut de talent et de force. Un M. Dubois-Bergeron, se disant ex-membre d'un bureau de bienfaisance, a consenti à signer une de ces plates diatribes ; et , à la conformité dn style , on reconnaît qu'il a eu beaucoup de part dans les autres. La société pour l'enseignement élémentaire a dédaigné d'entrer en lutte avec de tels adversaires , et de réfuter d'aussi pauvres raisonnemens ; elle s'est bornée à conseiller à ce membre du bureau de bienfaisance de retourner à ses bonnes œuvres, espérant, pour lui et pour les pauvres de son arrondissement , qu'il à plus de talent pour faire le bien que pour faire le mal: elle a employé tous les moyens d'égards , de raisonnement et de sollicitation aupfës des Frères des écoles chrétiennes, pour les* engager à adopter sa méthode; elle ne s'est jamaia

permis de critiquer la Ipur. ]Vf ai| il f^ut cependant , pou» l'intérêt général, qjie cette question soft enfin examinçp, çt qu'il spU.bieu prouvé que ceux qui persistant à préférer Içs anciennes institutions, et surtout $ dénigrçr amèrement les nouvelles , ne le Çoy\ pjuç que par uu esprit de contradictiqn morose et frondeur, que par un désir çacné de tenir le peuple dans l'^gnorancç et l'asservissement. Sans me permettre de critiquer la méttiQçte d'enseignement des Frères dç la doctrine chrétienne * je ne citerai qu'un fait qui suffit à prouver cqmhien elle est peu applicable au but qu'on, se propose , qui est V instruction générale : ^es Frères, par feurs stajutç* ne peuvent recevoir aucune rétribution do leurs élèyes, ce qui fait qu'on, ne peut les employer que là où sp trouve le moyen d'établir des écoles grattâtes; mais alorç se présente un autre de leurs statuts , qui les empêche dç s'établir moins dç trois ensemble , ce qui rend leur institution plus dispendieuse que toute aufre quelconque. L'école delà rue d'Argenteuil , conduite par çux aux frais du bureau de bienfaisance du deuxième airpndissem.çnt et UO scrra.pt qu'à 900 enfans , coûte par an 5,ooo fr. ; ij y a, trois frères qui reçoivent chacun 700 fr. fixes çt çftfEçrçote$ rétributions , élevant Içur salaire à, 3,pooi fr. 4têc. Ç*tt* somme de 5,ooo fr. , ou aurait trois écoles d'ensç\gn,^ment mutuel > qui élèveraient neuf cents enfans; mais comme elles mettraient moitié moins dç temps à les élever , c'est de même que si elles en élevaient d^x-^uit cents. ^a méthode des Frères est donc à la nouvelle comme g est à 1 , et pour le temps des études, et pouç le nombre des enfans, et pour le développement de l'intelligence. »

État comparatif de* fiais de perception , en France et

en Angleterre:-

En Angleterre. En Frange.

Dlouqnes.. 7 pour 190. | 33 pour iqo.

Proits-Réunis ou excise. 4 | aq

Enregistrement ; timbre, j \ 9

Postes 11 | 45

Loteries o | 3o

Contributions foncières, a \ i5

Totaux : 3i i5a

Ce tableau a été tracé d'après les états exacts de Colquboun, pour l'Angleterre, et d'après le budget de 1818 pour la France. Il en résulte que, si toutes les perceptions présentaient les mêmes sommes > la France paierait cinq fois plus en frais que l'Angleterre. Mais comme ce ne sont pas les plus forts impôts qui payent le plus, on peut évalue* seulement à trois fois plus de frais de perception toutes tes recettes l'une dans l'autre ; ce qui provient sans doute en partie de l'étendue du territoire, mais principalement du défaut de communication , de l'absence d'institution municipale , d'étabJUssemens de banques, de simplicité dans les rouages, tontes choses dont on ne peut se prendre qu'à la nature de l'administration. La banque, en Angleterre, fait l'office du trésor royal; ses a gens remplacent dans les provinces les receveurs généraux; elle supplée aux frais de négociations à très-bon compte; elle fait que le crédit du gouvernement est immense , parce

qu'il est celui des plus riches particuliers intimement liés à ses opérations. Le chancelier de l'Échiquier, qui rem* plit l'office du ministre des finances chez eux, débarrassé de toute cette perception fatigante , et de mille détails qu'elle entraîne , porte toutes ses vues vers Pâmé-» lioration des finances, du crédit , vers la sage et habile balance des impôts ; tandis qu'en France il est accablé âous le poids des petites affaires, et ne peut porter" aucune amélioration dans les grandes.

FIN DE l'aFPEMUX.

Page 1