‹ De l'Esprit des loisChapitre 129 sur 935 · LIVRE VII, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE VII, CHAPITRE X

• nature humaine, ils ont plusieurs femmes; et mille considérations les obligent de les renfermer.

Dans les républiques, les femmes sont libres par les lois, et captivées par les mœurs; le luxe en est banni, et avec lui la corruption et les vices.

Dans les villes grecques, où l’on ne vivoit pas sous cette religion qui établit que, chez les hommes mômes, la pureUi des mœurs est une partie de la vertu ; dans les villes grecques, où un vice aveugle régnoit d’une manière effrénée, où l’amour n’avoit qu’une forme que l’on n’ose dire, tandis que la seule amitié s’étoit retirée dans le mariage *, la vertu, la simplicité, la chasteté des femmes, y étoient telles qu’on nta guère jam'ais vu de peuple qui ait eu à cet égard une meilleure police *.

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