‹ De l'Esprit des loisChapitre 132 sur 935 · CHAPITRE XIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIH

Ucs pciiici établies par les empereurs contre les débauches des femmes.

La loi Julia établit une peine contre l’adultère, rfais, bien loin que cette loi et celles que l’on fit depuis là-dessus fussent une marque de la bonté des mœurs, elles furent au contraire une marque de leur dépravation.

Tout le système politique à l'égard des femmes changea dans la monarchie. Il ne fut plus question d’établir chez elles la pureté des mœurs, mais de punir leurs crimes. On ne faisoit de nouvelles lois, pour punir ces crimes, que parce qu’on ne punissoit plus les violations, qui n’étoient i>oint ces crimes.

L’affreux débordement des mœurs ohligeoit bien les empereurs de faire des lois pour arrêter, à un certain point, l’impudicité; mais leur intention ne fut point de corriger les mo-urs en général. Des faits positifs, rapportés par les historiens, prouvent plus cela <{ue toutes ces lois ne sauroient prouver le contraire. On peut voir dans Dion la conduite d’Auguste à cet égard, et comment il éluda, et dans sa préture, et dans sa censure, les demandes qui lui furent faites*.

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