‹ De l'Esprit des loisChapitre 133 sur 935 · I. XhiconvenissenI in manum riri · texte numérisé non relu

I. XhiconvenissenI in manum riri

i. i\e ihmihi fatruus oro.

3. La loi Papicnne onlonna sous Au- ^stc que les femmes qui auroiént ou trois enfants seroient hors de cotte tutelle.

t. Cette tutelle s'appeloit chez les Germains mundeburdium.

S. Comme on lui eut amené un jeune hommequi avait éponsé une femme avec laquelle il avoil eu auparavant un mauvais commerce, il hésita longtemps, n’o-

sant ni approuver, ni punir ces choses.

Enfin, reprenant ses esprits; •Les séUi- > lions ont été cause île grands manz, t dit-il; oublions-les. > (Dioii,liv. LIV.) Les sénateurs lui ayant demandé des réglements sur les uueurs des femiucs, il éluda celle demande, en leur disant • qu’ils corrigeassent leurs femmes, s comme il corrigeoit la sienne.» Sur qnoi ils le prièrent de leur dire comment il en osoit avec sa femme: question, ce me semble, fort indiscrète.

On trouve bien dans les liistoriens des jugements rigides, rendus sous Auguste et sous Tibère contre l’impudicité de quelques dames romaines ; mais, en nous faisant connoitre l’esprit de ces règnes, il nous font connoitre l’esprit de ces jugements.

Auguste et Tibère songèrent principalement à punir les débauches de leurs parentes. Us ne punissoient jwint le dérèglement des mœurs, mais un certain crime d’impiété ou de lèscmajesté' qu’ils avoient inventé, utile pour le respect, utile pour leur vengeance. De là vient que les auteurs romains s’élèvent si fort contre cette tyrannie.

La peine de la loi Juliaétoitlégère *. Les empereui's voulurent que, dans les jugements, on augmentât la peine de la loi qu’ils avoient faite. Cela fut le sujet des invectives des historiens. Us n’examinofent pas si les femmes méritoient d’être punies, mais si l’on avoit violé la loi pour les punir.

l'ne des principales tyrannies de Tibère ’ fut l’abus qu’il fit des anciennes lois. Quand il voulut punir quelque dame romaine au delà de la peine portée par la loi Julia, il rétablit contre elle le triluinal domestique».

Ces dispositions à l’égard des femmes ne regardoient que les familles des scuiateurs, et non pas celles du peuple. On vouloit des prétextes aux accusations contre les grands, et les déportements des femmes en pouvoient fournir sans nombre.

Enfin ce que j’ai dit, que la bonté des mœurs n’est pas le principe du gouvernement d’un seul, ne se vérifia jamais mieux que sous ces premiers empereurs; et si l'on en doutait, on n’auroit qu’à lire Tacite, Suétone, Juvénal et Martial.

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