CHAPITRE XVII
De t'admioistr&lion îles femmes.
Il est contre la raison et contre la nature que les femuies soient maîtresses dans la maison, comme cela étoit établi clie/. les Égyptiens; mais il ne l’est pas qu’elles gouvernent un empire. Dans le premier cas, l’état de foiblesse où elles sont ne leur permet pas la piééminence ; dans le second, leur foiblesse même leur donne plus de douceur et de modération ; ce qui peut faire un bon gouvi'i iiement, plutôt que les vertus dures et féroces.
Dans les Indes, on se trouve très bien du gouvernement des femmes; et il est établi que, si les mâles ne viennent pas d’une mère du nième sang, les filles qui ont une mère du sang royal ■Succèdent *. On leur donne un certain nombre de personnes pour les aider à porter le poids du gouvernement. Selon M. Smith ‘, on se trouve aussi très bien du gouvernement des femmes en Afrique. Si l’on ajouh; à cela l’exemple de la Moscovie et de l’Angleterre, on verra qu’elles réussissent également, et dans le gouvernement modéré, et dans le gouvernement despotique,
1. Fragm. de Nicolas do Damas, tiré 3. Lettres édifiantes, quatorzièliae rede Stobée, dans le recueil de Const. cueil.
Porphyr. ' 4. Foÿoge de GuirieV, second^ partie,
î. Il leur permet même de revoir pag. 165 de la traduction, sur le royaume plus fréquemment. — (Plato, de flepu- d'Angona, sur la côte d'Or. hlica, lib. V.) v