LIVRE III, CHAPITRE II. I
trône, ils sont d’abord étonnés : mais, quand ils ont fait un visir, et que, dans leur sérail, ils sc sont livrés aux passions les plus brutales; lorsqu’au milieu d'une cour abattue ils ont suivi leurs caprices les plus stupides, ils n’auroient jamais rru que cela eût été si aisé.
Plus l’empire est étendu, plus le sérail s’agrandit; et plus, par conséquent, le prince est enivré de plaisirs. Ainsi, dans ces Ktats, plus le prince a de peuples à gouverner, moins il pense au gouvernement; plus les affaires y sont grandes, et moins on y délibère sur les affaires.