Denys d'ilalicarnaase, Antiquités
romaines, liv. Vlll.
3. Tyranno occisos, quinque ejus proximos coqnatione mayislratus ticcato. (Cicéron, de Inventionef Ub. II.)
hliques en furent ébranlées; l’exil nu le retour des exilés furent toujours (les épo(|ues qui maniuérent le chan^çenient de La «tnstitution.
Les Romains furent plus sa»es. Lorsque Cassius fut condamné jKinr avoir aspiré à la tyrannie, on mit en question si l’on feroit mourir- ses enfants : ils ne furent condamnés à aucune peine. «Ceux qui ont voulu, dit üenys d’Halicarnasse *, <( changer cette loi à la fin de la guerre des Marses et de la « guciTC civile, et exclure des eharg(‘sles enfants des proscrits « par Sylla, s«mt bi(m criminels. »
On voit dans les guerres de Marins et de Sylla jus([u‘à quel point 1(!S âmes, chez les Romains, s'étoient peu à peu dépravées. Des choses si funestes firent croire qu’on ne les reverroit plus. Mais sous les triumvirs on voulut être jdus cruel et le paroitre moins : on est désolé de voir les sophismes qu’employa la cruauté. On trouve dans Appien^ la formule des pi’oscriptions. Vous diriez (|u’on n’y a d’autre objet que le bien de la république, tant on y parle de sang-froid, tant on y montre d’avantages, tant les moyens que l’on preml sont préférables à d’autres , tant les riches seront en sûreté, tant le bas peuple sera tranquille, tant on craint de mettre en danger la vie des citoyens, tant on veut apaiser les soldats, tant enfin on S(îra heureux®.
Rome étoit inondée de sang quand Lépidus triompha de l’Espagne; et, par une absurdité sans exemple, sous peine d’être procrit il ordonna de se réjouir.