CHAPITRE IV
Du principe de l’aristocratie.
Comme il faut de la vertu dans le gouvernement populaire, il en faut aussi dans l’aristocratique, il est vrai qu’elle u’y est pas si absolument requise.
Le peuple, qui <*st à l’égard des nobles ce que les sujets sont à l'égard du monarque, est contenu par leurs luis. 11 a donc moins besoin de vertu que le peuple de la démocratie. Mais comment les nobles seront-ils contenus? Ceux qui doivent faire exécuter les lois contrtî leurs collègues sentiront d’al»ord qu’ils agissent contre eux- mêmes. Il faut donc de la vertu dans ce corps, par la iiatun* de la constitution.
Le gouvernement aristocratique a par lui-mème une certaine force que la démocratie n’a pas. Les nobles y forment un corps qui, par sa prérogative et pour sou intérêt particulier, réprime le peuple ; il suffit qu'il y ait des lois, pour (ju’à cet égard elles soient exécutées.
Mais, autant qu’il est aise à ce corps de réprimer les autres, autant est-il difficile qu’il se réprime lui-même ’. Telle est la
1. Ils avoient fait une loi pour punir destiné pour lue tliéAlres. de mort celui qui proposeroit de con- 2. Colle guerre dura trois ans,
vérlir aux usages de la guerre l'argent 3. Les crimes publies y pourront. être