‹ De l'Esprit des loisChapitre 24 sur 935 · Cromwell, toyens» dix mille étrancer«, guntre ccol · texte numérisé non relu

Cromwell, toyens» dix mille étrancer«, guntre ccol

i. Plutarque, in Pcriclt; Plaloo, in mille enclaves. Voyeat Athénee, liv. VI. Critio, 4, Elle avoit vingt mîlirt citoyens.

3. Il ft’y trouva vingt et ou mille ci- Voyez Démosthùno, in Arisiog.

encore perdu que le temps. On peut voir, dans Déinosthènes, quelle peine il fallut pour la réveiller : un y crai;;noit Philippe, non pas comme renneiUi de la liberté, mais des plaisirs ‘.Cette ville, qui avoit réiîisté à tant de défaites, qu’on avoit vue renaître après ses destructions, fut vaincue à Chéronee, et le fut pour toujours. Qu’importe que Philippe i*euvoi(; tous les prisonniers? U ne renvoie pas des hommes. 11 étoit toiijoui’s aussi aisé de triompher des forces d’Athènes qu’il étoit diflicile de triom-

pher de sa vertu.

Comment Carthajço auroit-elle pu se soutenir ? Loi'sque Annihal, devenu préttmr, voulut empêcher les magistrats de piller la république, n’allèrent-ils pas l’accuser devant les Bomaios? Malheureux, qui vouloient être citoyens sans qu’il y eut de cité, et tenir leurs richesses de la main de leurs <lestructeurs ! Bientôt Rome leur demanda pour otages trois cents de leui-s principaux citoyens ; elle se fit livrer les armes et les vaisseaux, et ensuite leur déclara la guerre. Pur les choses que fit le désespoir dans Carthage désarmée on peut juger de ce quelle auroit pu faire avec sa vertu lorsipi’süe avoit ses forces.

Page 1