‹ De l'Esprit des loisChapitre 262 sur 935 · I. Plufarqne · texte numérisé non relu

I. Plufarqne

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ClIAPriKE V

D'uuc niouarcilie en cas pareil. ^

Liirsi|iu;, dtiiis une nionai cliie, la nolilesse fait cultiver les terres à sou profit par le peuple eomjuis, il faut encore que lu redevaiico 110 puisse aufruienter Lie plus, il est bon rpie le prince se couteiib* de son domaine et du service militaire. Mais, s'il veut lever des tributs en arfrent sur les esclaves de sa noblesse, il faut i|ue le seigneur soit garant* du tribut, qu'il le paye pour It's esclaves, et le reprenne sur eux; et si l’on ne suit pas cettr- règle, le seigneur et ceux qui lèvent les revenus du prince vexeront l’esclave tour à tour, et le reprendront l’un après l’autre, jusqu’à ce (|u’il périssi- de misère ou fuie dans les bois.

tdlAPlTRE VI

Ü'uu Etat despotique eo cas pareil.

Le que je viens de dire est encore |dus indispensable dans l’Etat des]»otique. l.e seigneur, qui jieut à tous les instants être dépouillé de ses terres et de scs esclaves, n’est pas si porté à les conserver.

Pierre 1", voulant prendre la i)ratique d’Allemagne et lever ses tributs en argent, lit un règlement très-sage que l’on suit encore en Russie, l.e geutilhomnie levé la taxe sur les paysans, et la paye au czar. Si le nombre des paysans diminue, il paye tout de meme; si le nombre augmente, il ne |iaye pas davantage : il est donc iiitéirssé à ne point vexer ses paysans.

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