‹ De l'Esprit des loisChapitre 307 sur 935 · Voyez Chardin, Voyage de rerse · texte numérisé non relu

Voyez Chardin, Voyage de rerse

3. Le iJura, ou chap. xxiv de l'Alcoran, intitulé la Lumière^ dit expressément : «Traitez bien vos esclaves; et si vous voyez en eux quelque mérite, partagez avec eux les richesses que Oieu vous a dqnaôes. N e forcez paa vos femoies

esclaves se prostituer à vous, etc. » A Constantinople, fn punit de mort le maître^ qui a tué son esclave, à nioins qu’il ne soit prouvé que son esclave a levé la main sur lui. Une femme esclave ui prouve que son maître l’a violée, est éclarée ' libre avec des dédommagemeuts. (Volt.)

•t. Voyez Chardin, tom. Il, dans sa Be^cripîion dn marché d'izagour.

Il y a uiif disposition de la loi des Lombards qui parolt bonne pour tons les ‘rouvernements ; « Si un maître débauche « la femme de son esclave, ceux-ci seront tons deux libres. » Tempérament admirable pour prévenir et arrêter, sans trop de rijjueur, rincontinence des maîtres.

Je ne vois pas que les Romains aient eu, à cet égard, une bonne police. Us lâchèrent la bride à l’incontinence des maîtres; ils privèrent même, en quelque façon, leurs esclaves du droit des mariages. C'étc.ùt la partie de la nation la plus vile; mais, quelque vile <ju’clle fût, il étoit bon (jii’elle eût des mœurs; et, de i>lus , en lui’ ôtant les mariages , on corrompoit ceux des citoyens.

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