CHAPITRE VIH
Que i’honneur n’est point le principe des Etats despotiques.
Ce n’est point l’honneur qui est le principe des états despotiques : les hommes y étant tous égaux, on n’y peut se préforer aux autres; les hommes y étant tous esclaves, on n’y peut se préférer à rien.
1 . Ce mot homme de bien ne s’entend ici qnc dans un scns.politique.
2. Ces préférences, ces distinctions, ces honneurs, cet honneur, étaient dans la république romaine tout autant pour le moins que dans les débris de cette ré-
publique, qui forment aujourd’hui tant de royaumes. La préture, le consulat, les haches, les faisceaux, le triomphe, valaient bien des rubans do toutes couleurs. (Volt.)
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De plus, comme riionncur a ses lois et ses règles, et qu’il ne sauroit plier ; qu’il dcpeud bien de sou propre caprice, et non pas de celui d’uu autre, il ne peut se trouver que dans des Etats où la coustitutiou est fixe, et qui ont des lois certaines.
Comment seroit-il souffert chez le despote? Il fait gloii’e de mépriser la vie, et le despote n’a de force que parce qu’il j>eut l’oter. Comment pourroit-il souffrir le despote? Il a des règles suivies et des caprices soutenus^ le despote n’a aucune règle, et ses caprices détruisent tous les autres.
. L’honneur, inconnu aux Etats.despotiques, où même souvent on n’a pas de mot pour l’ext^imor règne dans les monarchies ; il y donne la vie à tout le corps politique, aux lois pt aux-^rtus ^ même?.