CHAPITRE XI
De la serviludc domestique indépendante de la polygamie.
O nVst jtas soiiloment la pluralité dos femmes qui exige leur clôture ilans de certains lieux d’Orient; c’est le climat. Ceux qui liront les liorreurs, les crimes, les perfidies, les noirceurs, les jxiisons, les assassinats, tpie la liberté des feinines fait faire à Càta, et dans les établissements des Portugais dans les Indes, où la religion ne permet qu’une femme, et qui les compareront à l’innocence et à la pureté des femmes de Turquie, de Perse, du Mogol, de la Chine et du Japon, verront bien qu’il est aussi nécessaire de les séparer des hommes, lorsqu'on n’en a qu’une, tpie quand on en a plusieurs.
C’est le climat qui doit décider de ces choses. Que serviroil d’enfermer les femmes dans nos pays du Nord, où leurs mœurs sont naturellement bonnes^ où toutes les passions sont calmes, peu actives, peu raffinées, où l’amour a sur le cœur un empire si ré'glé que la moindre police suffit pour les conduire?
Il est heureux de vivre dans ces climats qui permettent qu’on se communiipie, où le sexe qui a le plus d’agrémpnts semble parer la société; et où les femmes, se réservant aux plaisirs d’un seul, servent encore à l’amusement de tous.