LIVRE XVI, CHAPITRE X
silence, la paix, la dépemlance, le respect, l’anioiir, cnliii une direction <rr‘nérale de sentiments à la chose du inomh; la nieilh'ure i»ar sa nature, (pii est rattachement uniipie à sa ramille.
la'S femmt's ont naturellement à rcmiilir tant de devoirs ipii leur sont propres, (lu’on ne peut assez les séparer de tout ce qui iionrroil leur donner d’autres idi-es, de tout ce qu’on traite (i’amusements, et de tout ce qu’on appelle des affaires.
On trouve des mœurs plus pures dans les .divers Etats d’Orient, à proportion que la cWture des femmes y est plus exacte. Dans les prands Etats, il y a nécessairement des jirands sei- "iieurs. Plus ils ont de firands moyens, idiis ils sont en état de tenir les femmes dans une exacte chiturc, et de les empêcher de rentrer dans la société. C’('St pour cela (pie, dans les empires du Turc, de Perse, du Mopol, de la Chine et du Japon, les mœurs des femmes sontadmiraldes.
On ne peut pas dire la inènie chose des Indes, que le nombre intini d’iles et la situation du terrain ont divisées (m une infinité de |)('tits Etats, ([inr le grand nombre des causes que je n’ai pas le temps de raconter ici rendent despoti(jues.
L:'i, il n’> a (pie des mi.sérahles (pii pillent, et des misérables (|iii sont pillés. Ceux ipi’on aiipelle des grands ii’oiit que de tres-pelifs iiKjyens; ceux (pic l’on appidledes gens riches n’ont giii're (pie leur subsistance. I.a ch'itiirc des femmes n’y pi'utêtre aussi exacte; l’on n’y jieiit pas i»rendre d’aussi grandes jiiveautions pour les contenir; la corruption des inanirs y est inconcevable.
C’est là qu’on voit jusqu’à quel point les vices du climat, laissés dans une grande liberté, peuvent porter le désordre. C’est là que la nature a une force, et la pudeur une foihlesse qu’on ne peut comprendre. A Patanc, la lubricité des femmes est si grande que les hommes sont contraints de se faire de certaines garnitures pour se mettre à l’abri de leurs entriipriscs*. Selon M. Smith*, les choses ne vont pas mieux dans les petits royaumes de Guinée. 11 .semble que, dans ces payslà, les deux sexes perdent jusqu’à leurs propres lois.
1. Aux MaMlv#*», les pîTes marient les filles h dix et onze ans^ parce que c^csl un grand péché, disenl-ifs, de leur laisser endurer nécessité d'hommes.
( Voyages de h'rançnis Pirard^ ch. xii.) A bantani) sitét qu'une fille a treize ou quatorze ans, il faut la marier, .si l’on iie veut pas qn’cllc mène une vie dé' bordée, (liecueit des Voyages gni ont servi à l’établissement de la cofn;ia-
gnie des Indes, png. 358.)
2. Voyage de Guinée, part. Il, pag. 192 de la traduction. « Quand les « féjmracs, dit-il, 'rencontrent un homme, ir elles le saisissent, et le menacent de « le dénoncer à leur mnri, s’il le.s mé- « prise. Elles se glissent dans le lit c d’un homme, elfes le réreillent; et, « s’il les refuse, elles le menacent de se « laisser prendre sur le fait. >
Dk '•^1