‹ De l'Esprit des loisChapitre 340 sur 935 · CHAPITRE H · texte numérisé non relu

CHAPITRE H

DiHérence des peuples par rapport au courage.

Nous avons déjà dit que la grande clialeur énervoit la force et le courage des hommes , et qu'il y avoit dans les climats froids une certaine force de corps et d’esprit qui rendoit les hommes capables des actions longues, pénibles, grandes et hardies. Cela se remarque non-seulement de nation à natioii, mais encore dans le même pays, d’une partie à une autre. Les peuples du nord de la Chine* sont plus courageux que ceux du midi ; les peuples du midi de la Corée® ne le sont pas tant que ceux du nord.

Il ne faut donc pas être étonné que la lâcheté des peuples des climats chauds les ait presque toujours rendus esclaves, et que le courage des peuples des climats froids les ait maintenus libres. C’est un effet qui dérive de sa cause naturelle.

Ceci s'est encore trouvé vrai dans l’.Amérique : les empires despotiques du Mexique et*' du Pérou étoient vers la ligne, et presque tous les petits peuples libres étoient et son^ encore vers les {iules.

1. An Ut. XXIII, chap. xxi. 3. Les livres chinois le disent ainsi.

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