‹ De l'Esprit des loisChapitre 367 sur 935 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Du droit des gens des Tartares.

Les Tartares paroissent entre eux doux et humains, et ils^ sont des conquérants très-cruels : ils passent au fil de Tépée les habitants des villes qu’ils prennent; ils croient leur faire grdee lorsqu’ils les vendent ou les distribuent à leurs soldats. Ils ont détruit l’Asie depuis les Indes jusqu’à la Méditerranée j tout le pays qui forme l’orient de la Perse en est resté désert.

Voici ce qui me paroit avoir produit un pareil droit des gens. Ces peuples n’avoient point de villes; toutes leurs gueri’es se faisoient avec promptitude et avec impétuosité. Quand ils espéroient de vaincre, ils combattoient; ils augmentoient l’armée

1. Liv. XVII, chap. v, si Miriveis, s’étant rendu maître d’Is-

2. Ainsi, il ne faut pas être étonné pakan, fit tuer tons les prÎB(^ du sang.

Page 1