‹ De l'Esprit des loisChapitre 384 sur 935 · CHAPITRE XXX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXX

Des assemblées de la nalion chez les Francs.

On a dit ci-dessus que les peuples qui ne cultivent point les terres jouissoient d'une grande liberté. Les Germains furent dans ce cas. Taciti; dit qu’ils ne donnoient à leurs rois oïl chefs qu’un pouvoir très-modéré ’ ; et César*, qu’ils n’avoient pas de magistrat commun pendant la paix, mais que, dans chaque village, les princes rendoient la justice entre les leurs. Aussi les Francs, dans la Germanie n avoient-ils point de roi, comme Grégoire de Tours ® le prouve triis-bien.

« Les princes, dit Tacite®, délibèrent sur les petites choses, « toute la nation sur les grandes : de sorte pourtant que les « affaires dont le peuple prend connoissance sont portées <le

1. Grégoire de Tours, liv. II. aK/ve paoorum inter mos jus dicutil.

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