‹ De l'Esprit des loisChapitre 403 sur 935 · LIVRE XIX, CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIX, CHAPITRE XVIII

Les princes qui, au lieu de gouverner par les rites, gouvernèrent par la force des supplices, voulurent faire faire aux supplices ce qui n’est pas dans leur pouvoir, qui est do donner des mœurs. Les supplices retrancheront bien de la société un citoyen qui, ayant perdu ses mœurs, viole les lois; mais, si tout fe monde a perdu ses mœurs, les rétabliront-ils? Les supplices arrèbu’ont bien plusieurs conséquences du mal général, mais ils ne corrigeront pas ce mal. Aussi, quand on abandonna les principes du gouvernement chinois, quand la morale y fut perdue, l’Etat tomba-t-il dans ranarchie, et on vil des révolutions.

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