CHAPITRE IX
De l’eiclusion en fait de commerce.
La vraie maxime est de n’exclure aucune nation de son ■commerce sans de grandes raisons. Les Japonois ne commercent qu’avec deux nations, la chinoise ut la hollandoise. Les Chinois > gagnent mille pour cent sur le sucre, et quelquefois autant sur les retours. Les Hollandois font des profits à peu près pareils. •Toute nation qui se conduira sur les maximes japoiioises sera nécessairement trompée. .C’est la concurrence qui met un prix juste aux marchandises, et qui établit les vrais rapports enti’e elles.
Encore moins un Etat d*it-il s’assujettir à ne vendre ses marchandises qu’à une seule nation, sous prétexte qu’elle les prendra toutes à un certaiiéprix. Les Polonois ont fait pour leur blé ce marché avec la ville de Dantzick; plusieurs x’ois des Indes ont de pareils contrats pour les épiceries avec les Hollandois *. Ces conventions ne sont propres qu’à une nation pauvre, qui veut bien perdre l’espérance de s'enrichir, pourvu -qu’elle ait une subsistance assurée ; ou à des nations dont la
1. Le F. Dobalde, tom. II, pag. 171. les Portugais. {Voyages de François
2. Cela fut premièremeot établi pur Pirard, chap. xv, partie IL)