‹ De l'Esprit des loisChapitre 435 sur 935 · LIVRE XX, CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE XX, CHAPITRE XV

fisquer, en cas de guerre, les marchandises ‘des négociants étrangers, à moins que ce ne soit par rei)résailles. Il est beau ipie la nation angloise ait fait de cela ui^ des articles de sa liberté.

Dans la guerre que l’Espagne eut avec les Anglois en 1740, elle fit une loi ‘ qui punissoit de mort ceux qui introduiroient dans les Etats d’Espagne des marchandises d’Angleterre; elle infligeoit la même peine à ceux qui porteroient dans les Etats d’Angleterre des marchandises d’Espagne. Une ordonnance • pareille ne peut, je crois, trouver de modèle que dans les lois du Japon. Elle cho<[ue nos mœurs, l’esprit du commerce, et ITiarmonie qui doit être dans la proportion des peines; elle confond toutes les idées, faisant un crime d’Etat de ce qui n’est qu’une violation de police.

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