‹ De l'Esprit des loisChapitre 459 sur 935 · Pline, liv. VI,chap. Stra · texte numérisé non relu

Pline, liv. VI,chap. Stra

bon, liv. XV:

5. Pour ne point souiller les éléments, ils ne navignoient point .sur les

fleuves. (M.lîyde, Religion des Perses.) Encore aujourd’liui ils n'ont point de commerce maritime, et. ils traitent d’atbéesceux qui vont .sur mer.

(». Strabnn, liv. XV.

7. Hérodote, in Melpomtne, dit que Darius conquit les Indes. Cela ne peut Aire entendu que de l’Ariane : encor»; ne ful-cc qu'une conquête en idée. (P.^ 8.. Strabon, liv. Xv.

cliure. 11 laissa son armée et sa Hotte à Fatale , alla iui-roème avec queltfues vaisseaux roconnuitie la mer, marqua les lieux où il voulut que fou construisit des ports, des havres, des arsenaux. De l etoiir ù Fatale, il se sépara de sa Hotte, et ]»rk la route de terre pour lui donner du secours et en recevoir. Iji Hotte suivit la côte depuis reuü>ouchurc de l’indus , le long du rivage des pays des Orittes, des Ichtyophages, de la liaraiiiauie et de la Fersc;. 11 lit creuser des puits, bâtir des villes; il défendit aux lelityophag»;s^ de vivre de poisson; il vouloit que les bords de cette mer fussent habités pardes natious civilisées. Néarque et Oiiésicrite ont fait le journal de cette navigatioii, qui fut de dix mois. Ils arrivèrent à Suse; ils y trouvèi'ent Alexandre, qui donnoit des fêtes à son armée.

Ce conquérant avoit bnidé .\lexamlrie dans la vue de s’assurer de riigyptc : c’étoit une clef pour l’ouvrir dans le lieu même on les rois scs prédécesseurs avoient une clef pour la fermer*; et il ne songeoit point à un coinmeice dont la decouverte de la mer des Indes pouvoit seule lui faire naître la pensée.

Il paroit même qu’après cette découverte il n’eut aucune vue nouvelle sur Ale.xandrie. 11 avoit bien, en général, le pi’ojet d’établir un commerce entre les Indes et les parties occidentales de son empire; mais, pour le projet de faire ceeommorce par l’Egypte, il lui manquoit trop de connoissaïu’es pour pouvoir le former. 11 avoit vu l’iudus, il avoit vu le Mi; mais U ne connoissoit point les mers d'.\rabie, qui sont entre di'ux. A peine fut-il arrivé des Indes, (ju’il lit construire de nouvelles flottes, et navigua’ sur l’Euléus, le Tigre, l’Euphrate et la mer: il ôta les cataractes que les Ferses avoient mises sur ces fleuves; il découvrit que le sein Fersique étoit un golfe de ruoean. Conuue il alla reconnoltre* cette mer, ainsi qu’il avoit reconnu celle des Indes; comme il lit construire nu port à Dabyloiic pour mille vaisseaux, et des arsenaux; comme il envoya cinq cents talents en Fliéiiicie et eu Syrie, pour eu faire venir des

1. Cieci ne sauroit s’entendre de tous les Ichtyophag^eii , qui habitoient une uûte tle dix mille stades. Comment Alexandre auruit<il pu leur doiiuer la subHifttance? Comment ae soroîl-il fait obéir? Il ne peut être ici qiieHtion que de quelque» peuple» particuliers. Néarue, dans k* livre lierum tudicarum^ it qu’a rextréiuilé de celte c6te, du côté de la Perse, il avoit trouvé le» peuples moins ichtyophages. Je cruirois que "ordre d’Alexandre regardoU cette con-

.trée, ou quelque autre encore plus voi* sine de la Terse.

£. Alexandrie fut fondée dmas -une plage, appelée Racotis. Les anciens lais y tenoieiii une garnison pour défendre l’entrée da pays aux étrangers, et tnr* tout aux Grecs, qui étoient, comme ou sait, de grands pirates. Voye* Pline, liv. VI, chap. x; et Strabou. liv. XXII.

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