‹ De l'Esprit des loisChapitre 492 sur 935 · Poljfbe, liv. III. (M · texte numérisé non relu

Poljfbe, liv. III. (M

i. Le roi de Perso s’obligea par un

traité de ne naviguer avec aucun vaisseau de guerre au delA des roches Scyanées et des lies Chélidoniennes. (Plutarque, Vie de Cimon.)

5. Aristote, des OiovesmerreiVfe'nes; Tile-Live, liv. VU de la seconde décade.

34a DE l’esprit des lois.

sous peiae do la vie, de planter, de semer, et de faire rien de semblable; ils leur ciivoyoient d'Afrique des vivres. Nous som-' mes parvenus au même point, sans faire des lois si dures. Nos colonies des îles Antilles sont admirables ; elles ont des objets de commerce que nous n’avons ni ne pouvons avoir ; elles manquent de ce (pii fait l’objet du nôtre.

L’effet de la découverte de l’Amérique fut de lier à l’Europe l’Asie et l’Afrique. L’Amérique fournit à l’Europe la matière de son commerce avec cette vaste partie de l’Asie qu’on appela les Indes orientales. L’argent, ce métal si utile au commerce comme signe, fut encore la base du plus grand commerce, de runivers, comme marchandise. Enfin, la navigation d’Afrique de.vint nécessaire; elle fournissoit des hommes pour le travail des mines et des terres de l’Amérique.

. L’Europe est parvenue à un si haut degré de puissance, que l’histoire n’a rien à comparer là-dessus, si l’on considère l’immensité des dépenses, la grandeur des engagements, le nombre des troupes, et la continuité de leur entretien, même lors-* qu’elles sont le plus inutiles, et qu’on ne les a que pour l’ostim-

tation.

Le P. Duhalde * dit que le commerce intérieur de la Chine est plus grand que celui de toute rEuro|>e. Cela pourroit être, si notre commerce exUirieur u’augmentoit pas l’intérieur. L’Eu^ rope fait le commerce et la navigation des trois autres parties dirmonde, comme la France, l’Angleterre et la Hollande font à peu près la navigation et le commerce de l’Europe. •

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