‹ De l'Esprit des loisChapitre 493 sur 935 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Des richesses que l’Espague tira de l’Amérique.

’ Si l’Europe* a trouvé tant d’avantages dans le commerce de l’.^mérique, il seroit naturel de croire que l’Espagne en aiiroit reçu de plus grands. Elle tira du monde nouvellement découvert une quantité d’or et d’argent si prodigieuse, que ce que l’on avoit eu jusqu’alors ne pouvoit v être comparé.

Mais (ce qu'on n’auroit jamais sonp^onné) la misère la fit échouer presque partout. Philippe II, qui succéda à Charles- Quint, fut obligé de faire la célèbre banqueroute que tout le monde sait; et il n’y a guère jamais eu de prince qui ait plus souffert que lui des murmures, de rinsolence et de la révolte. de scs troupes, toujours mal payées.

1. Tow^e II, pag. 170. leur, qui a élé presque tout fonda dans

2. Ceci parut, il y a pics de vingt ans, cclui-ci. dans un petit ouvrage manuscrit de l’an-

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