‹ De l'Esprit des loisChapitre 530 sur 935 · MVRE XXIII, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

MVRE XXIII, CHAPITRE IV

nlili"ation. Los peuples* dont parie l'oraponiiis Mêla* no le lixoient que par la ressemblance.

Chez les peuples bien policés, le père e.st celui que les lois, par la cérémonie du mariage, ontdéclaré devoir être tel >, parce qu’elles trouvent en lui la personne qu’elles cherchent.

Cette obligation, chez les animaux, est telle que la mère peut ordinairement y suffire. Elle a beaucoup plus d’étendue chez les hommes : leurs enfants ont de la raison; mais elle ne leur vient (pie par degrés; il ne suffit pas de les nourrir, il faut encore les conduire; déjà ils pourroient vivre, et ils ne peuvent pas se gouverner.

Les conjonctions illicites contribuent peu à la propagation de l’espèce. Le père, qui à l’obligation naturelle de nourrir et d’élever les enfants, n’est point fixé; et la mère, à qui l’obligation reste, trouve mille obstacles, par la honte, les remorils , la gène de son sexe, la rigueur des lois: la plupart du temps elle manque de moyens.

Les femmes qui se sont soumises à une prostitution publique ne peuvent avoir la commodité d’élever leurs enfants. Les peines de cette éducation sont même, incompatibles avec leur condition; et elles sont si corrompues, qu’elles ne sauroiont avoir la confiance de la loi.

Il suit de tout ceci que la continence publique est naturellement jointe à la propagation de l’espèce.

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