DES HABITANTS
tHAPlTRE 1
Deg bommps et des animaux par rapport -à la muUiplication de leur espèce.
' O Vénus ! Ct mère. d« ranionr!
Dès le preinter beau jour que ton astre ramène,
• Les ïéphvrs font sentir leur amoureuse haleine.
La torre-orno son sein de brillantes couleurs,
Et l’air est parfumé du doux esprit des 11601*8.
On entend les oiseaux, frappés de ta puissance,
Far mille sons lascifs célébrer ta présence :
Pour la belle génisse on voit les fiers taureaux,
Ou l)ondir dans la plaine, ou traverser les eaux.
Enfin les b.abitants des bois et des montagnes,
• Des fictives et des mers,- et des vertes campagnes,
Brillant, à ton aspect, d’amour et de désir,
S’engagent à peupler par l’attrait du plaisir :
Tant on aime à le suivre, et ce charmant empire Que donne la beauté sur tout ce qui respire*!
Les femelles dos animaux ont à peu près une fécondité constante. Mais dans resi>ècc humaine, la manière de penser, le caractère, les passions, les fantaisies, les caprices, l’idée de conserver sa beauté, l’embarras de la grossesse, celui d’une famille trop nombreuse, troublent la propagation de mille manières. . .