Voyez Suétone, in Claudia, chapitre XXIII
9. Voyez Suétone, l'i» de Claude, chap. XXIII ; et les Fragments d'Vtpirn, lit. XVI, g 3.
Pour que l’on no fût pas inutilement Lomé dans le choix qu’on pùuvoit faire, Auguste permit à tous les ingénus qui n’étoient pas sénateurs* d’épouser des aflranctiiess . La loi Papieiine interdisoit aux sénateurs le mariage avec les femmes qui avoient été affranchies, ou qui s’étoient -produites sur le théâtre et, du temps d’Llpien, il étoit défendu aux ingénus d’épouser des femmes qui avoient mené une mauvaise vie, qui étoient montées sur le théâtre, ou qui avoient été condamnées l>ar un jugement public*. Il falloit que ce fût quelque sénatusconsulte (jui eût établi cela. Du temps de la république, on n’avoit guère fait de ces sortes de lois, parce que les censeui*s eorrigeoient à cet égard les désordres qui naissoient, ou les enqjèclioient de naître.
Constantin avant fait une loi® j>ar laquelle il comprenoit dans la défense de la loi Papienne, non-seulement les sénateurs, mais encore ceux qui avoient un rang considérable dans l’Etat, sans parler de ceux qui étoient d’une condition inférieure, cela forma le droit de ce temps-la : il n’j’ eut plus que les ingénus compris dans la loi de Constantin à qui de tels mariages fussent défendus. Justinien abrogea encore la loi de Constantin®, et permit à toutes sortes de personnes de contracter ces mariages: c’est par là que nous avons acquis une liberté si triste.
H est clair que les peines portées contre ceux qui se marioient contre la défense de la loi étoient les mêmes que celles
portées contre ceux qui ne se marioient point du tout. Ces mariages ne leur doniioient aucun avantage civil" : la dot* étoit caduque après la mort de la femme*.
Auguste ayant adjugé au trésor public les successions et les legs lie ceux* que ces lois en déclaroient incapables *®, ces lois liarurent plutôt fiscales que politiques et civiles. Le dégoût que l’on avoit déjà pour une charge qui paroissoit accablante fut augmenté par celui de se voir continuellement en ju-oie àl’avidilé du fisc. Cela fit que, sous Tibère, on fut obligé de modifier ces lois"; que Néron diminua les récompenses des délateurs au fisc**; que Trajail arrêta leurs brigandages**; que Sévère rao-