‹ De l'Esprit des loisChapitre 577 sur 935 · LIVRE XXIV, CHAPITRE XIV. 4U · texte numérisé non relu

LIVRE XXIV, CHAPITRE XIV. 4U

avoir des crimes incxpialdcs; mais une reli},'ioii qui eiiveloppo toutes les passions, (jui n’est pas plus jalouse des actions que (les désirs et des pensées, qui ne nous tient point attachés par (luelques chaînes, mais par un nombre innond)rahle de fds; (|ui laisse derrière elle la justice humaine, et commence une autre justice ; qui est faite pour mener sans cesse du repentir à l’amour, et de l’amour au repentir; (pii met entre le juge et le criminel un grand médiateur, entre le juste et le médiateur nu grand juge : une telle religion ne doit point avoir de crimes inexpiables. Mais, quoiqu’elle donne des craintes et deg espérances à tous, elle fait assez sentir que s’il n’y a point de crime ([ui, par sa nature, soit inexpiable, toute une vie peut l’étre; qu’il seroit très-dangereux de tourmenter sans c(>sse la miséricorde i>ar de nouveaux crimes et de nouvelles expiations; qu’imiuiets sur les anciennes dettes, jamais (juittes env<*rs lt> Seigneur, nous devons craindre d’en contracter di» nouvelles, de combler la mesure, et d’aller jus(ju’au terme où la honb; paternelle finit.

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