CHAPITRE XXVI
CoDtinualion du même sujel.
M. Chardin ' dit qu’il n’y a point de fleuve navigable en Perse, si ce n’est le fleuve Kur, qui est aux extrémités de l'empire.
L’ancienne loi des Guèbres, qui défendoit de naviguer sur les
fleuves, n’avoit donc aucun inconvénient dans leur pays; mais }
elle auroit ruine le commerce dans un autre.
Les continuelles lotions sont très en usage dans les climats chauds. Cela fait que la loi mahométanc et la religion indienne les ordonnent. C’est un acte très-méritoire aux Indes de prier .
Dieu dans l’eau courante*; mais comment exécuter ces choses dans d’autres climats?
Lorsque la religion fondée sur le climat a trop choqué le climat d’un autre pays, elle n’a pu s’y établir; et quand on l’y a introduite, elle en a été chassée. Il semble, humainement parlant, que ce soit le climat qui: a prescrit des bornes à la religion chrétienne et à la religion mahoméUvnc.
11 suit de là qu’il est' presque toujours convenable qu’une religion ait des dogmes particuliers et un culte général. Dans les lois qui concernent les pratiques de culte, il faut peu de details ; par exemple , des mortifications , et non pas une certaine mortification. Le christianisme est plein de bon sens : l’abstinence est de droit divin ; mais une abstinence particulière est de droit de police, et ou peut la changer.