Liliua Giraldns, pag. 126. ü. Voyez M. ifyde
DE L’ESPiUT DES LOIS.
bat : ou sent qu’elle pourroit devenir nuisible à proportion que le corps du clergé scroit trop étendu, et que par conséquent celui des lai(pies ne le seroit pas assez.
Par la nature de rentendenient humain, nous aimons, en fait de religion, tout ce qui suppose un effort, comme, en matière de morale, nous aimons spéculativement tout ce qui porte le caractère de la sévérité. Le célibat a été plus agréable aux peuples à qui il sembloit convenir le moins, et pour lesquels il pouvoit avoir de plus fâcheuses suites. Dans les pays du midi de l’Europe, où, pai’ la nature du climat, la loi du célibat est plus difficile à observer, elle a été retenue; dans ceux du nord, où les passions sont moins vives, elle a été proscritc.il y a plus: dans les pays où il y a peu d’habitants, elle a été admise ; dans ceux où il y en a beaucoup, on l’a rejetée. On sent que toutes ces réflexions ne portent que sur la trop grande extension du célibat, et non sur le célibat même.