CHAPITRE V
Des bornes que les lois duivriit iiicUrc aux richesses du clergé.
Les familles particulières peuvent périr: ainsi les biens n’y ont point une destination perpétuelle. Le clergé est une famille qui ne peut pas périr : les biens y sont donc attachés pour toujours, et n’en peuvent pas sortir.
Les familles particulières jieuvcnt s’augmenter: il faut donc que leurs biens puissenteroître aussi. Le clergé est une famille qui ne doit point s’augmenter : les biens doivent donc y être bornés.
Nous avons retenu les dispositions du Lévitique sur les biens du clergé, excepté celles qui regardent les bojmes de ces biens: effectivement, on ignorera toujours parmi nous quel est le terme après lequel il n’est plus permis à une communauté religieuse d’acquérir.
Ces acquisitions sans fin paroissent aux peuples si déraisonnables, que celui qui voudroit parler pour elles seroit regardé coipme un imbécile.
^s lois civiles trouvent queh|uefois des obstacles à changer des abus établis, parce qu’ils sont liés à des choses qu’elles doivent respecter : dans ce cas , une disposition indirecte marque plus le bon esprit du législateur qu’une autre qui frapperoit sur la chose môme. Au lieu de défendre les.acquisitions du clergé-, il faut chercher à l’eu dégoûter lui-môme : laisser le droit et ôter le fait.
Dans quelques pays de l’Europe, la considération des droits